Samedi 2 février 2008
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18:21
Publié dans : Education nationale
[EDIT du 03 janvier 2012]
Cet article fait une sorte de buzz depuis le 4 décembre 2011 sur le net, via Facebook. A ce jour, il a déjà été partagé à plus de 28.000 reprises sur
Facebook et a été consulté sur ce blog par plus de 70.000 visiteurs uniques.
Cet article "à propos des enseignants" a été écrit en 2007 par un enseignant, Laurent Tarillon, et je l'ai publié sur mon site, tel quel, le 2 février
2008.
Depuis, 2 erreurs ont été relevées, qui doivent être corrigées (Laurent m'a lui-même confirmé les 2 erreurs par courriel) :
1) Le salaire des enseignants est bien calculé sur 12 mois (et non, comme stipulé, sur 10 mois ramenés à 12)
2) Le temps de préparation des cours est estimé à 2 heures pour 1 heure (et non à 1h30 pour 1 heure)
Ces corrections sont expliquées (sources) à de multiples reprises dans les réponses que j'apporte aux commentaires (commentaires n°60 et 65 et
particulier)
[/EDIT]
*****
A PRO
POS DES ENSEIGNANTS
Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de Lycée est de 18 heures par semaine (20 heures pour l'EPS). C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair
relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de1950.
Rendez-vous compte ! 18 heures par semaine ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires ? (27 h semaine pour un instit, c'est dèjà plus raisonnable !)
Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?
En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses
connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires.
En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d'environ 42h par semaine, sur 50 semaines.
Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés il y a eu la 3ème semaine de congés payés en 1956, puis la 4ème en 1969. Les 40 heures réelles ont
été atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
Mais ça n'est pas fini : il y a eu les 39 heures et la 5ème semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme, le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25%. Mais les
enseignants doivent toujours le même service.
C'est au moins un enseignant qui écrit cela, vous dîtes-vous en lecteur éclairé ! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car comment peut-on parler de temps de travail sans parler
des vacances ?
Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons : D'abord, 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël, Pâques). Donc
notre temps de travail était annualisé. Mais, et les 2 mois d'été alors ? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas d'ailleurs. Cela se situe au
niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau Bac +3. Mais à
cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12 (pour recevoir un salaire chaque mois). Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 Euros par
mois il recevra 24000 Euros par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 Euros par mois mais sur 10 mois, soit 20000 Euros par an. Cette somme est
ensuite divisée par 12 et donne 1667 Euros par mois.
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail.
Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !
Soit, comparons : Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public. Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation
accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant : Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement
dit, si comme le PS l'a écrit le SMIC augmentera de 25% au cours des 5 ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le
SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?
Je n'évoquerais pas les conditions de travail, l'évolution des élèves, les réunions multiples, Alors oui, le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos
gouvernements ! Mais dans quel sens ? En travaillant plus pour gagner autant ?
Laurent TARILLON, Enseignant de sciences économiques et sociales, Grenoble. Merci de faire suivre aux enseignants et à ceux qui voient notre métier comme le nec plus ultra !
Tout ce que je lis ici est révellateur de ce que nous appellons tous dans la santé (mais aussi dans certains secteur comme le tourisme) le syndrome MGEN. Des personnes qui se croient au dessus des autres (pensant sans doute exercer une fonction suprème), et qui savent toujours tout mieux que tout le monde, c'est épuisant...
Cela s'appelle un débat d'idées mais manifestement c'est trop épuisant pour certains, eh bien si ça vous épuise, ne lisez pas ! Ce sera au moins révélateur de votre honnêteté ...
Bon, le débat des heures de travail d'un enseignant n'a aucun intérêt. Il n'y a aucun moyen de vérifier que chaque enseignant réalise bien les 1h30 qu'il doit par heure de cours face à l'élève,; comme il est impossible de vérifier qu'il en fait plus. Donc on peut débatre des heures on ne mettra personne d'accord.
Encore heureux que les enseignants ne soient pas payés pendant les grandes vancances, le contraire aurait été un privilège...
Je suis quand même ravi de voir un enseignant se dire favorable à une réforme d'un système qui sent bon la naphtaline (1950 quand même!!)...le problème c'est qu'à chaque proposition de réforme c'est l'ensemble des enseignants qui se jette dans la rue pour s'opposer...faudrait donc savoir ce qu'on veut.
Je crois qu'une réforme en profondeur de cette profession est primordiale. Le système actuel est un échec. Comment voulez-vous faire que la France reste une nation équilibrée quand on bourre le crâne de nos enfants depuis des décennies qu'il faut absolument faire des études pour réussir et que rien d'autre qu'une grande école n'a de valeur? on ne peut pas avoir 60 millions de médecins, d'avocats, d'ingénieur et de banquiers...
D'autre part, vu l'accés qu'on a à l'information et avec la mondialisation, pourquoi payer cher des profs qui ne font que rebalancer le fruits de l'heure et demi de travail de préparation à pomper wikipedia? c'est complètement provocatif mais ça montre bien que le bon vieil instituteur de nos grands mère, comme le médecin ne sont plus les seuls à posséder le savoir hors c'est le savoir qui fait la richesse...
Une collègue CPE vient de poster ça sur son mur FB :
Ah oui c'est très "provocatif" jaco ... la preuve que malgré wikipédia tout le monde ne possède pas encore le savoir aujourd'hui ... Voulez-vous que wikipédia remplace les profs ? L'accès aux connaissances est une chose (même si avant wikipédia il y avait déjà ... les livres) mais savoir les assimiler et les utiliser en est une autre (c'est justement là le métier du prof, savoir adapter les connaissances au niveau de ses élèves et leur faire assimiler. Wikipédia est très utile pour vérifier ou trouver des données factuelles, mais je ne crois pas que les profs "pompent wikipédia" ; ce sont plutôt les élèves qui font cela (sans comprendre que le prof va s'en rendre compte tout de suite).
Enfin, je ne pense pas que les profs soient une corporation arriérée et conservatrice qui s'accroche à ses avantages. Je pense que beaucoup de profs souhaitent très profondément une réforme, mais pas n'importe laquelle. Une réforme intelligente, qui permette de meilleures conditions de travail pour les profs et d'apprentissage pour les élèves. Une réforme qui soit faite dans le but d'améliorer l'enseignement et non de faire des économies car avoir un enseignement de qualité signifie investir de l'argent et non essayer à tout prix d'en économiser. Si les profs se "jettent à la rue" à chaque fois que le gouvernement veut faire une réforme, c'est parce qu'ils jugent qu'elle est nuisible à la qualité de l'enseignement : dernier exemple en date : la mastérisation : un prof digne de ce nom peut-il défendre l'idée qu'on demande à un étudiant de payer 5 ans d'études pour pouvoir tenter le concours, puis le parachuter à la rentrée suivante (après un vague "stage" de M2) devant une classe à raison de 18h par semaine, parfois sans tuteur et avec en plus l'équivalent d'une journée de formation par semaine à l'IUFM ? Un prof qui débute dans de telles conditions, à supposer qu'il ne soit pas découragé, peut-il réellement être un bon prof, même s'il en a les qualités ? Tout cela en supprimant des postes bien sûr ! Et que dire des réformes de programmes qui se font tellement vite que les éditeurs n'ont pas le temps de sortir de nouveaux manuels et que les élèves se retrouvent sans livres ... ?
Quand les réformes seront pensées dans l'intérêt des élèves et dans le respect des profs, alors je pense que les profs les soutiendront massivement. Mais cela implique de mettre la main au porte-monnaie, car on ne peut pas se contenter sans cesse de réduire les effectifs et de couper dans le budget comme on supprime les petits-fours ou les extras. Il y a la crise, certes, mais il s'agit ici de personnes, de professeurs et de nos enfants. L'éducation doit être une priorité, non un secteur dans lequel on doit rogner au maximum sous couvert de "réformes" ...
Bonjour,
pourquoi dites-vous que le débat Public/Privé est stérile alors que dans votre papier vous comparez les deux statuts (35H, moins payé qu'un cadre du privé, hausse du smic etc...)?
Soit le débat est stérile et alors vous restez cantonné dans votre comparaison aux autres fonctions du public.
Soit vous vous comparez au Privé et vous acceptez alors les remarques des personnes qui travaillent dans le privé et qui connaissent ce statut sans doute mieux que vous.
Cordialement.
Bonjour,
J'ai déjà répondu à cette question dans des commentaires précédents. Vous aurez constaté que je ne suis pas l'auteur. J'ai simplement relayé ce texte en vue d'un débat qui ne me semblait pas infondé.
Je ne partage pas toutes les prises de position de Laurent (en particulier sur la nécessité du rapport privé/public et sur la question salariale) mais j'estime qu'il a le mérite d'interroger sur la situation actuelle d ela profession.
Dans un commentaire précédent, quelqu'un trouvait surprenant que je partage un article dont je ne partage (pardon pour la répétition, mais elle convient bien) pas toutes les idées. Je suis en phase avec Laurent sur la dénonciation des conditions de travail et sur la dégradation de la reconnaissance sociale du métier et du corps. Et, élections présidentielles approchant, le candidat pour lequel on va voter, représeente-t-il nos idées à 100% ?
Cordialement.
Merci beaucoup pour ces explications très claires qui m'éviteront à l'avenir de réexpliquer sans cesse les mêmes choses.
Nous faisons un beau métier mais un métier exigeant, épuisant (je m'amuse toujours à voir des adultes critiquer tel ou tel prof qui "ne tient pas" ses 30 élèves alors que, comme parents, ces adultes "ne viennent pas à bout" de leur unique petit chéri !) qui n'a rien d'un métier de privilégié.
Et je rappelle que les concours de la fonction publique sont ouverts à tous. Si certains aigris pensent que la maison "éducation nationale" est une maison de nantis, qu'ils n'hésitent pas à nous rejoindre ... bizarrement, quand il faut passer le concours, il n'y a plus grand monde ... Serait-ce trop difficile ?
Enfin, je m'amuse à lire des commentaires du style "1,5h de préparation pour 1h de cours en début de carrière mais ensuite ça doit fondre comme neige au soleil"... c'est-à-dire qu'on prépare des cours une bonne fois pour toute et ensuite on recycle pendant 40 ans les mêmes choses ... Quelle méconnaissance du travail !! Je plains ces personnes de laisser dans nos mains leurs bambins chéris et leur conseille de leur faire leur propre éducation à la maison (c'est possible) ! On en reparlera ensuite !!
Désolé, je trouve l'article bien loin de la réalité.
Ma mère est enseignante et elle bosse le soir comme les week end.
Copies à corriger, épreuves à préparer, réunions à venir, rendez-vous avec des parents...
C pas compliqué, on a meme plus le temps de se parler.
Celui qui dit le contraire n'a personne de l'éducation nationale à la maison.
Bonjour,
je crois que c'est bien le sens de l'article.
Cordialement.
Bonjour,
(Veuillez m'excuser mais je n'ai pas lu tous les nombreux commentaires sur ce sujet, je risque de faire des répétitions mais je me sens obliger de poster un commentaire pour le principe).
--->Avant de débuter je précise la chose suivante: j'ai l'opportunité d'avoir un métier qui me permet de passer du temps dans le privé et dans le public dans différents organismes/entreprises et dans différents pays européens. Aussi j'estime avoir un peu de recul sur ce clivage simpliste privé/public.
-Pour le temps de travail, en prenant compte toutes les semaines de vacances, je pense qu'un professeur est vraiment privilégié par rapport à tous les autres métiers. Je trouve normal que cet avantage tende à se restreindre. Je crois qu'il sera difficile de me faire changer d'avis.
-Le salaire n'est pas exceptionnel, je l'admet, mais comparé au temps de travail il n'est pas si mal.
-Les conditions de travail par contre se sont réellemnt dégradées à mon sens par rapport au passé. L'éducation des enfants par les parents étant en moyenne plus laxiste de nos jours, les enseigants subissent cette dégradation.
Evidemment, quand on a des privilèges on cherche à les protéger. Je pense que c'est compréhensible. Pour conclure, je ne dit pas que vous avez une chance incroyable mais qu'il y en a qui sont vraiment plus à plaindre que vous.
--> Concernant le débat public/privé, je suis obligé de témoigner, de manière la plus objective possible. (je me base uniquement sur mes multiples observations).
Dans le public j'ai tout vu: des infirmières et des docteurs qui ne s'arrête jamais mais aussi des brancardiers et des agents hospitaliers qui passent leurs journée à jouer sur le PC. Idem dans les universités: certains travaille le WE d'autres sont plus souvent à la machine à café que devant leur PC.
Mais dans le privé, j'ai jamais vu quelqu'un qui ne faisait rien...Et à l'étranger (Belgique, Pays-bas, Allemagne, Luxembourg) dans tous les organismes publics que j'ai visité, je n'ai jamais vu non plus quelqu'un qui ne restait à rien faire.
Ma conclusion, dans le public Français, il y a ceux qui profitent du système et ceux qui travaille pour les autres...
Bonjour,
vous êtes tout excusé !
Vos remarques sont intéressantes, car, pour une fois, elles ne sont ni toutes noires, ni toutes blanches.
Juste un point qui me fait bondir : il y a toujours pire que soi. Alors pourquoi arrêter de se plaindre sous prétexte que pour d'autres, c'est pire ? Qui aura alors la légitimité de se plaindre ? Et d'ailleurs, n'est-ce pas parce que les gens se plaignent que des avancées sociales voient le jour ?
Cordialement.
Je suis prof des écoles, en vacances ! donc j'ai le temps pour un commentaire.
Merci pour cet article, qui clarifie (quoique ce soit un peu complexe) des choses dont j'avais entendu parler, notamment les vacances d'été qui ne sont en fait pas payées.
Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'ouvrir l'article aux commentaires quand on voit ceux qui ne prennent même pas la peine de lire avant d'asséner des contre-vérités, comme les grèves qui seraient payées par exemple.
Personnellement, je travaille tous les dimanches, je me couche de plus en plus tard (2 h du mat', pas rare) pour corriger et préparer mes cours...
Et n'en déplaise à ce responsable de salle qui bosse lui sans se plaindre, je dis que mon boulot est vraiment épuisant nerveusement car il faut sans cesse être en train de réfléchir, tout en s'occupant de nos élèves, avec des pressions multiples (institution, parents, élèves difficiles...)
Autrement plus compliqué que de dresser des tables, placer des couverts (à gauche ou à droite ?) : ça, c'est facile : que des tâches simples, la seule contrainte étant finalement le nombre d'heures passées, mais à ne rien faire ! (du point de vue d'un prof : à ne rien faire d'exigeant et fatiguant sur le plan nerveux et intellectuel).
A la lecture de tout ça, deux choses me viennent :
- On ne me fera pas croire qu'il faille considérer qu'un prof travaille 1h30 chez lui pour chaque heure travaillée au collège ou au lycée. C'est une couleuvre que j'ai du mal à avaler... Prenons un prof d'histoire par exemple, je vois pas bien ce qu'il a à faire comme veille techno ! Et ne parlons pas du prof d'EPS... qui lui, n'a même pas de copie à corriger, bien évidemment. Quand à la préparation des cours, je veux bien croire qu'elle se fasse les 3-4 premières années, mais ensuite, admettez que ce ne sont que des retouches homéopathiques.
- Ensuite, considèreriez-vous qu'un prof ait l'équivalent d'un status cadre ??? D'où vous vient cette prétention ? Un niveau bac+3 dans le privé n'offre pas le status cadre, je rappelle. La "stagnation" de vos salaires ne fait que répondre à la stagnation de votre niveau d'études, donc de votre savoir et de vos capacités. Revenez sur Terre, chers (oui, cher est bien le terme !) amis employés de l'éducation nationale. 1667 € en début de carrière pour un niveau bac+3, moi, perso, je trouve ça super bien payé, surtout quand on bénéficie d'autant de congés. Un bac+3 dans le privé ne gagne pas ça en début de carrière, et lui, il a ses 5 semaines de CP, pas plus.
Ces incessantes complaintes de gens qui n'ont jamais quitté l'école a quelquechose d'indéscent, aujourd'hui où ces gens sont probablement les derniers à ne pas se rendre compte que le monde tourne et avance, autour d'eux.
Bonjour,
j'espère qu'un prof d'EPS passera par là pour vous répondre sur son ressenti du métier.
A noter toutefois que les profs d'EPS ont statutairement 2h de plus à faire que les autres (20h au lieu de 18). D'ailleurs, ce 18h est, dans les faits inexact, puisque les profs ont une heure supplémentaire qu'ils ne peuvent pas refuser dans leur emploi du temps. C'est pourquoi les EDT sont toujours établis sur 19h, compte-tenu des manques d'effectifs.
En ce qui concerne les "retouches homéopathiques", sans vouloir vous vexer, je crois que cela dénote d'un manque de connaissance de la pratique du métier. Quoi qu'on en dise, le métier et les enseignants ont évolué depuis le 19e siècle. Si, si, je vous assure.
Cordialement.
Désolé, mais prof, c'est bac + 4 pour le concours et même bac + 5 pour la titularisation après une formation-validation d'un an. Donc pas bac +3 comme tu le dis, mais bac +5, comme un ingénieur. Alors notre salaire, c'est pas le smic, mais bof...
Les congés dont tu parles (qui ne sont d'ailleurs pas payés, comme l'explique l'article de M. Sarrado), sont occupés par une grande partie des profs à préparer leur rentrée. Alors les 5 semaines de congé du privé, je ne sais même pas si on les a ! Bref, pas terrible...
Les cours, ça se reprépare, ça se renouvelle, les programmes et les outils changent, etc. Les copies, il faut du temps pour les corriger. Avec les réunions institutionnelles et de formation, ainsi que les rencontres avec les parents, le travail ne peut souvent se faire que tard le soir (au lieu de regarder le match de foot) ou le dimanche.
Quant au fait que nous n'ayons jamais quitté l'école (je cite : "Ces incessantes complaintes de gens qui n'ont jamais quitté l'école"), il fallait bien que quelqu'un se dévoue ! Et ce n'est pas toi avec ce pseudo, KapitaineFlamme, qui peut nous reprocher d'être resté en enfance... Moi aussi, j'aimais bien ce dessin animé. Enfin, sans plus.
Monsieur Sarrado,
Au vu des derniers commentaires, il serait peut-être bon que vous éditiez cet article pour corriger les erreurs "techniques" qui s'y sont glissées et que l'auteur et vous-même reconnaissez : en particulier le rapport 1h de présence/2h travaillés à la maison, et cette fameuse légende urbaine des vacances non payées.
Il est quand même dommage (pour la qualité et l'intérêt du débat) que les nombreux internautes qui n'ont pas lu les erratums glissés dans les commentaires soient confortés dans leurs erreurs.
Cordialement,
Thomas
Bonjour,
j'y avais songé, mais je craignais de dénaturer le texte d'origine.
Toutefois, compte-tenu des remarques récurrentes qui sont faites, un petit [EDIT] peut s'avérer nécessaire... Merci.
Cordialement.
Cher Mdk, oui, prof c'est bac+4, aujourd'hui ! Mais combien de profs en activité sont bac+4, hein ? Quoi ? Combien ? Allez, ne cherche pas de stats bien tournées qui pourraient venir corroborer ton propos, épargne-nous ça, stp. N'oublie pas que la majorité des étudiants, aujourd'hui, donc, quittent le cursus universitaire avec un bac+5 (un vrai, eux), puis galèrent bien souvent au smic ou un peu plus avant de réussir à se faire une place pas forcément mirobolente... ou pas ! Tu les entends se plaindre, eux ? Ah ben non, ta petite personne compte plus qu'eux, t'es prof ! Et tiens, tu comptes l'année de titularisation comme une année dipplomante, toi !! Je rêve. Elle est pas mal, celle-là. Et elle t'arrange bien, surtout. Ce qui fait naturellement de toi l'équivalent d'un ingé ! Bien sûr... Le fait est que vous n'avez pas le niveau cadre, c'est pas grave, mais c'est un fait, alors arrêtez de vous masturber l'esprit et soyez plus humble. Vous n'en avez ni le niveau, ni l'expérience, et votre métier, que je ne dénigre pas, d'ailleurs, ne met pas en pratique les capacités qui en sont l'essence (et que tu ne dois pas connaître, visiblement, pour avancer celà).
Je ne reviens pas sur les 1667 € qui intègrent dans leur calcul les fameux et pathétiques (et risibles en tant qu'argument !) congés non payés. Je maintiens : c'est bien payé pour 18h par semaines (et je ne parle pas des aggrégés qui eux ne font que 12h, je crois, tout en gagnant plus, bien entendu).
Tu avoues : tu préfèrerais regarder ton match de foot bien abrutissant plutôt qu'aller où ?? A des "réunions institutionnelles" !!! Voilà autre chose. Encore un truc qui va faire avancer le monde. Pas de bol, cette lourde charge institutionnelle sur tes frêles épaules, le foot à la télé, c'est mieux, visiblement. On a tous nos petits travers, mais on n'a pas tous les mêmes ! Alors continue de les regarder, tes matchs de foot pourris, et parle pour toi, prolo.
Enfin, mon pseudo n'est pas à ton goût, apparemment, cher Mdk. Mais, au fait, Mdk... ce serait pas un pseudo à la con aussi, ça ?? Euh... ben si ! Parenthèse pseudo fermée. Quand je dis que vous les profs vous n'avez jamais quitté l'école (à quelques rares exceptions près que tu ne manqueras pas de souligner, je pressens), c'est une réalité. Vous n'avez jamais mis les pieds dans la vraie vie, celle où la pression existe, celle où le résultat fait foix, celle où on est en moyenne deux fois moins malade que dans ton monde à toi. Et, ça, c'est bien dommage que tu ne l'admettes pas.
Remarques intéressantes, mais restons courtois.
Bien cher Kapitaine...
Cher au sens d'aimable, pas l'autre, forcément... A défaut d'en connaitre la valeur.
Les agrégés font 15 heures, donc tu crois mal (ah oui je te tutoie, même si on ne se connait pas parce que tu te permets de même sitôt que tu n'es pas d'accord, ce qui semble en plus te rendre agressif) mais en réalité ils en font 18. En effet, un agrégé est surtout plus payé parce que dans ses missions on lui donne une décharge de cours de 3 heures afin de pouvoir travailler sur la réalisation de bouquins et de recherches, mais ça tu ne devais pas le savoir. (ouais les agrégés sont peu à le faire vraiment, mais ils sont en faute, c'est statutaire).
Toi qui sembles si à cheval sur l'exactitude de tout, il me semble que tu estimes, comme le quidam, qu'un prof n'est prof que 18 heures par semaine, parce qu'il est 18 heures en classe, mais en effet, on peut supposer qu'il doit bien bosser en dehors, non ? Ne serait-ce que les copies qui arrivent corrigées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Il passe entre 10 minutes et 1/2 heure sur certains travaux, ai-je entendu dire, ça ne devrait pas être compté comme du travail, ça ? Les bulletins sont remplis, non ? Etc. Il fait bien un travail visible !
Tu en connais beaucoup des conférenciers qui se tapent 4 heures de suite 2 à 4 confs différentes ? 5 jours par semaines ? (oui parce qu'un prof ne fait que rarement 18 heures, vu qu'ils baissent les effectifs, il faut bien du monde pour assurer la garde de tes enfants, alors heures sup pour travailler plus, tout court, il en fait (ouais parce que prof c'est un métier où les heures sups sont moins payées que les heures normales, tu savais ça ?))
Se relire des oeuvres dont certains titres pourraient te sembler incompréhensibles à base de "métampsycose" et autres barbarismes du genre est aussi à considérer comme du travail, rarement un plaisir exclusif. Le prof d'histoire qui n'ouvre pas un journal aujourd'hui (alors que le prof de math doit pouvoir s'en passer pour faire ses cours) devient très vite dépassé par des questions d'élèves auxquelles tu serais bien incapable de répondre toi même. "ouais mais c'est son métier au prof" bah ouais, justement, alors il bosse en dehors de ses heures pour répondre aux questions que tes gamins ne te poseront jamais.
Un prof n'évolue pas ? Le prof est payé à la hauteur de son niveau d'étude ? mais coco (ouais à force, je me fais famillier) comme dans toute entreprise et même un peu plus que dans une entreprise avec un boulot un tant soit peu répétitif, un prof gagne une année d'étude par an. Parce que rares sont ceux qui refont les mêmes choses, juste déjà parce que les classes changent tous les ans et qu'on ne fait pas pareil avec tout le monde (va taper la discut' avec ton patron demain en le défiant, un verre de bière à la main à qui de vous deux écrira son nom sur la neige, alors que tu l'avais fait sans mal avec denis, ton pote de bureau à ta dernière sortie payée en notes de frais).
Alors oui, forcément il y a une base d'année en année... Mais après tout, il n'y a pas dix milles façon d'ouvrir une porte, mais cent millions de lieux où en placer une, alors oui, connement, le prof doit utiliser ce qu'il sait... Comme un ingénieur qui utilise bêtement depuis 15 ans son stylo sur sa planche à dessin, ou sa souris sur son écran, le con.
(mais j'y pense, pour écrire à 16h21, un lundi, tu bosses seulement toi ? et tu bosses où ? Tu aurais un boulot qui te permet de surfer sur le net et tout et tout ? à laisser des réponses ? Tu vois un prof pendant ses 18 heures pouvoir faire pareil ?)
On pourrait aussi parler du bac +4, parce qu'une année de stage, de formation (ça c'est un vieux qui t'a répondu, un faux, un de ceux qui a dû faire l'IUFM), ben c'est une année de formation justement, d'étude en plus (3+1=4, mais ça date pour moi les maths) si précieuse à ton entendement, et surtout une évaluation faite par un inspecteur, en mai, comme si le patron de ta boite venait au bout de 8 mois voir dans le détail s'il te garde ou pas, ou sympa comme il est s'il te fait tout recommencer. Alors on doit pouvoir compter ça à bac+4...
Bah oui parce que pour les vieux il fallait déjà avoir bac+3 pour accéder à la préparation du concours... c'était pas une fin en soi ! le concours c'est pas cadeau, faut bosser !
Bon aujourd'hui, c'est bac +5 ouais! des plus vieux, ouais ! qu'on va payer plus, ouais ! mais qui commencent direct, sans expérience de terrain, woooh!
Je vois déjà les remarques... (toi qui aimes devancer) ben imagine un chef de projet, qui n'a jamais géré de projet, qui n'a même jamais travaillé dans le secteur à qui ont dit, "vas-y petit, et tu as intérêt à ne pas te rater parce que tu as l'avenir de 120 gamins dans les mains". Tu en connais beaucoup qui prennent ça tranquille toi ? Et combien réussissent ?
Bah oui, alors les profs en place, ils gueulent un peu pour dire que cette réforme elle est un peu à la con... Mais dans le privé on n'a pas ça ! Parce que jamais un patron ne ferait ça à un employé... Parce que le patron n'a pas de parents à satisfaire de voir garder leur gamins, mais des actionnaires à contenter par des dividendes massives.
As tu seulement fait une colonie de vacances, en tant qu'animateur ? Juste pour voir ce que ça faisait de gérer un groupe de mômes. Je ne parle pas de la petite colo de CE, mais un vrai camp de vacances, avec du 10-16 ans, 3 semaines loin de tout... juste ça coco...
Le prof a sa paye, et comme ça a été dit, mais il n'a pas de 13è mois (donc pas de 14) pas de prime, juste des indemnités, même une prof ignare dit qu'elle n'est pas payée pour ses conseils de classe et les réunions institutionnelles, mais ces pauvres là ne savent pas lire une fiche de paye, l'ISOE, l'indemnité de suivi et d'orientation de l'élève, ben c'est ça... et la part modulable, c'est le prof principal. Mais Le prof touchera pareil, qu'il ait qu'une ou quinze réunions. Il se paye ses frais de déplacement (on lui rembourse 50% d'un aller sur un aller retour), il n'a pas de CE, le prof, pas de compte sur lequel est versé une prime d'intéressement. Il a ses 1667 € et c'est tout. Un beauf (de ceux que j'ai), toutche 2200€ à bac +2, 10 ans de carrière et a 48000 euros sur un compte perso versé par l'entreprise... Alors le reste... Sympa hein ?
Les profs ont un gel de leur salaire depuis 2 ans pour que des types comme toi puissent encore faire les fiers dans leur entreprise, les profs gagnent aussi bien leur vie et ont bien des vacances pour acheter des produits que ta boîte fabrique afin que toi tu puisses garder ton emploi, l'Etat a des fonctionnaires pour ça, coco, pour faire vivre son propre pays, coco, mais ça les types comme toi, ils bavent sur ceux qui leur donnent un boulot...
Et ton cadre bac +5 qui galère ou ton étudiant qui sort de la fac, il vient de passer 20 ans à l'école, formé par des pauvres miteux qui feraient bien de ne pas se la ramener... Mais sans ses pauvres miteux, ton étudiant, il ne pèserait pas lourd...
Au final, forcé, oui, le privé a du mal, le public en aura. Le statut de 1950 sera réformé, c'est le nouveau gouvernement qui le fera, quel qu'il soit, droite ou gauche ou centre. Et tout le monde sera dans la même panade. Alors on pourra se plaindre tous, du privé, du public, à se rendre compte que tout le monde a bien perdu, que les gars du privé n'ont plus pour ambition de s'aligner sur le public, et les gars de l'ex public espérer qu'on ne bavera plus dessus puisqu'alignés sur le privé, en pire. Bah oui, on ne les payera pas mieux et ils bosseront plus ! pas fou le gouvernement...
Alors les gens réfléchiront avant d'envoyer leurs enfants à l'école... et passeront une part de salaire à des cours particuliers pour payer une étudiante que si elle aurait du courage... oui on la recrutera quand même... alors que si elle avait eu des connaissances grammaticales, ça aurait été mieux... mais pour des collégiens ça ira, oui, pour des cours de français. Balzac ? ouais elle a vu tous les films avec Depardieu et Clavier. Mais non pas Astérix !
Bref... vous voyez où je veux en venir ?
Je suis père de 2 enfants, encore très jeunes. J'ai peur pour eux, leur avenir. Si déjà ils ont un niveau bac +3, ce sera bien, un vrai.
moi je dis ça... mais ce n'est qu'une vaste opinion personnelle subjective de par moi-même... reste à savoir si elle a du bon sens, enfin le sens commun.
Au delà, j'ai répondu après avoir tout lu (ouais, les 144), juste parce qu'il était agressif, le Flam&egr
Bonjour,
une seule remarque, je ne suis pas l'auteur de ce commentaire... (pseudo de signature).
Cordialement.
David, d'où vient cette saine rivalité que tu te délectes d'installer entre nous ? Hmm ? Ah, mais suis-je bête : c'est parce que tu es prof, c'est ça ! Je me disais aussi... Enfin, pour qu'il y ait rivalité, encore faudrait-il que je me sente en danger. Oui, au fait, je te tutoie, hein, de même que ton pote Mdk l'a fait avec moi, et auquel je ne faisais que répondre. Ben oui, faut regarder avant de critiquer.
Tout ce que tu dis est tellement... long, mais interessant (ben oui, t'es prof), mais long ! Je serai plus bref, c'est qu j'ai du taf, moi. Non, allez, soyons constructifs, un peu. Je retire. Les profs sont si intelligents et si au-dessus des autres qu'ils en perdent parfois leur humour... Allez, je retire, je retire ! Au fait, l'intelligent : métempsycose, c'est avec un e, hein, pas un a. J'ose espérer que ce n'est pas toi qui les garde, mes gamins, tiens. Encore que pour faire de la garderie, comme tu le prétends, on t'en demande pas tant, juste de rester à ton niveau, ça suffit. Bon allez, J'ARRËTE, cette fois-ci c'est promis !! Si, juste : il y a aussi une foule de questions que mes enfants ou les tiens se posent, auxquelles tu ne serais pas foutu non plus de répondre, l'intelligent ! La différence entre toi et moi, c'est que moi, j'en ai conscience.
Admettez enfin, pas comme ton copain auto-suffisant Mdk qui lui, le joyeux bout-en-train, nous avance qu'il n'est même pas sûr d'avoir les 5 semaines de CP du privé au final (!!!!), et qu'il est en plus largement au niveau d'un ingénieur (il est fort, ce Mdk), admettez donc, que si vous faites évidemment et nécessairement plus que les 18h par semaines (tu vois, je fais même des concessions ! profites), vous n'en faites certainement pas 35 ! Quand aux heures sup pour faire de la garderie, dans le collège que je connais ça n'existe pas, ce sont les pions qui font ça et qui ont toujours fait ça. Ah, mais j'oubliais les "réunion institutionnelles" de notre surhomme. Mince ! Admettez aussi que, si votre profession vous a longtemps placé plutôt en haut de l'échelle infinie de la connaissance, sur le terreau de la misère, je précise, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Votre niveau d'études est au mieux "normal", dans la moyenne, quoi. Alors je ne vois pas pourquoi vous prétendriez être mieux lotis que les autres, ou d'ailleurs travailler moins longtemps que les autres. Oui, car je ne t'entends pas te plaindre de tes conditions de départ à la retraite, que sûrement vous défendez, toi le plus-intelligent-que-les-autres et ton pote le surhomme-qui-doute-de-rien.
Bonjour,
vous pointez du doigt une remarque que j'ai faite dans une autre réponse à un commentaire : le métier d'enseignant est dévalorisé, au sens où il n'est plus reconnu comme facteur de construction, d'intégration, d'émancipation sociales.
"L'instit" était respecté par tous, même par les cancres, si j'ose dire. Aujourd'hui, c'est une merde qu'on écrase d'un coup de talon. Il est finalement bien moins respecté que le dealer du coin et il porte exclusivement toutes les fautes de l'éventuel échec des enfants.
En ce qui me concerne, c'est bien plus cette perte de crédibilité de l'institution qui me dérange que le fait de faire 18, 25 ou 40h.
Cordialement.
Quand ai-je dit que j'étais prof?
Je donne des faits dont j'ai la connaissance : ça y est ! je suis comme eux ! Je parle leur langue, comme eux je fais des fotes ! (oui une à 2h du mat, je peux me permettre de fourcher un a et un e, ça m'arrive, un o et un au est plus volontaire).
Et parce que les attaques sans bases réelles m'agacent, parce que je m'insurge de tant de véhémence : ça y est je suis forcément un prof, car le prof est belliqueux et se délecte d'installer de la rivalité entre lui et les autres, c'est bien connu !
Ahurrissant !
Pire, l'intelligence est devenue une insulte !
Ne confondons pas intelligence et inculture. Les profs le font trop souvent, ne tombez pas non plus dans ce travers. Un individu peut être intelligent, mais inculte (ne te sens pas visé, hein ?). Ce n'est pas parce que je sais des choses (cultivé) que je suis pour autant intelligent (tu me l'as prouvé).
Je le disais donc : échange stérile (mais mon message était trop long, comme tu l'as fait remarquer, coupé au montage).
Je m'arrête là. Bien des commentaires de tous les bords se montrent pertinent et viennent véritablement exprimer les choses. Il ne faudrait qu'en faire une synthèse (David, le proprio, si tu m'entends...) et fermer ce qui tourne en rond tout en entretenant et véhiculant des idées fausses, car tout le monde ne lit pas tout.
(il fallait lire 114 et non 144)
Bises
Je suis professeur stagiaire et je me pose cette question : à quoi bon s'égosiller ? On se fait accuser tous les jours de ne rien faire de nos 10 doigts, et si nous répondons en parlant des désavantages du métier, on nous tombe dessus en nous accusant de nous plaindre sans arrêt... Visiblement ce n'est pas en prouvant par A + B que nous sommes de bonne volonté et que nous avons des raisons de nous sentir mécontents et frustrés, que nous obtiendrons gain de cause, c'est donc que les gens qui tiennent ce genre de discours sont de mauvaise volonté et veulent nous casser coûte que co^te. Je faisais allusion à de la frustration, je crois qu'il faut se dire qu'il y a, chez les gens qui nous attaquent, beaucoup de frustration également pour en arriver à s'acharner ainsi en dépit de toute logique. Et on pourrait encore faire des analyses, des débats, pour trouver les origines de cette frustration... Très bien... Et puis comme ça, le cercle vicieux est entretenu, on nous bazarde devant des élèves qui, quand ils rentrent à la maison, entendent un discours dévalorisant envers nous, ainsi ils reviennent dans la classe pleins de préjugés, la discipline se fait difficile à entretenir, le cours n'avance plus, et nous sommes de mauvais profs... Et vlan ! La voilà, la preuve intangible que ces fichus profs ne fichent rien... Et après je m'entends dire par une élève que j'aurais pu corriger les copies plus rapidement, car 18h, c'est pas non plus la mer à boire, sa mère en fait plus de 35... (pour des copies rendues deux séances plus tard). Dans la même veine : "tu trouves ça normal d'être aussi bien payé pour 18h ?" ou "tu devrais être payé uniquement pour les 18h que tu fais". Très bien, qu'on me paye 18h alors, mais qui va préparer les cours, corriger les copies, remplir les bulletins, préparer le matériel pour les séances où j'utilise les TICE, remplir le carnet d'un élève qui s'est montré indiscipliné ou n'a pas fait son travail, ... ? Car comme tout citoyen honnête, comme la maman de cette élève, comme les personnes qui ont m'ont sorti ça dans un élan de génie, je ne compte pas travailler pour quelque chose qu'on ne me paiera pas, si ?? Et puis qui irait s'engager dans un travail avec aussi peu d'heures et une paye qui correspond à ce volume horaire ? Ce serait impossible de vivre, serait-ce donc que nos concitoyens veulent des profs qui font cours la journée et la manche pendant leur quantité indécente de temps libre ? Ou alors, qu'on fasse + d'heure, et que les cours soient préparés par d'autres personnes, comme dans certains pays, parce que vu l'investissement que ça demande, il faudrait pas pousser non plus !! Ainsi, nous ferions une croix sur notre liberté pédagogique en dispensant un enseignement complètement formaté, sans réfléchir dessus. Ou alors on reste à 18h payées 18h, comme dans la première hypothèse : personne ne veut plus faire le boulot, et hop !! Il n'y a plus de profs, le problème est réglé ! Non, sincèrement, il y a un moment où ça ne vaut plus la peine de répondre... Allez, je veux pas me faire passer pour Cosette, mais j'ai des cours à terminer de préparer, il faut que je sois à 7h30 au labo de langues pour tout préparer afin qu'à 8h, ma classe "pénible" ait directement accès au travail à faire sans avoir le temps de s'exciter. Je verrai ensuite ma tutrice qui, après toutes ses années d'expérience, continue à rester jusqu'à 20h au lycée au moins une à deux fois par semaine pour régler diverses choses, et bien souvent je suis avec elle aussi. Eh oui, ce que les gens ne veulent pas savoir non plus, c'est que la charge administrative qui nous est dédiée est de plus en plus lourde. Mais si on rentrait encore dans les détails, on y passerait la nuit, et j'ai déjà dit que je vous laissais donc... Bonne soirée à tous, que chacun dorme bien sur ses convictions profondes et qu'on continue à prendre les profs de haut, c'est pas grave, ils s'en remettront, ils ont toutes les vacances pour ça !!
D'ailleurs j'ai envie de dire que ce qu'on nous reproche dans beaucoup de posts s'applique tout à fait à ceux qui les écrivent : si vous n'êtes pas content de votre travail, démissionnez ! Il y a, comme le dit David Sarrado, un malentendu car nous ne voulons pas quitter le boulot, mais le faire dans de meilleures conditions. Allez faire le suivi individuel d'une quarantaine d'élèves dans la même classe : comment je fais pour qu'ils passent tous à l'oral ? Pour qu'ils aient tous une chance de participer ? Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, vous pensez bien ce que vous voulez, mais à quoi sert de nier l'évidence, toujours en réchauffant les mêmes discours stéréotypés ? Quant à dire que nous sommes déconnectés de la réalité... J'ai grandi dans un bar restaurant avec des parents que je ne voyais que peu, qui n'avaient pas de weekends et prenaient 2 semaines de vacances par an. J'ai commencé à les aider au tout début de l'adolescence. Aujourd'hui mon père est routier et ma mère essaye de joindre les deux bouts avec des missions en intérim... J'ai payé mes études en faisant diverses choses comme des inventaires jusqu'à 3h du matin, de la mise en rayon dès 4h du matin et j'enchaînais avec certains partiels à la fac à 10h, j'ai un frère électricien et je suis le seul de ma famille à avoir un bac général et un niveau d'études. Mais à part ça, il faut s'entendre dire qu'on est déconnecté de la réalité et qu'on ne sait pas ce que c'est de travailler avant 8h du matin... Comme vous le voyez, bien peu d'entre nous rentrent dans les cases des stéréotypes que vous entretenez encore et toujours en dépit du bon sens.Et je tiens à dire contrairement à ce que prétendent certains collègues sur cette discussion qu'un prof chevronné qui passe plus d'une heure à préparer une séance de cours n'est pas un incompétent : il y en a, comme ma tutrice par exemple, qui sont très compétents et passent toujours du temps sur leurs cours, car en bonne prof, elle continue de chercher comment enrichir, adapter ses cours à ses nouveaux élèves avec de nouveaux documents, chercher comment les exploiter en classe, proposer diverses approches des fois que ça n'accroche pas tout de suite... Et elle ne se plaint pas ! Elle ne va pas non plus reprocher à ceux qui en font moins de prendre le parti inverse. Décidément, je vais arrêter de discuter et m'y remettre. Bonsoir à tous
"nous ne voulons pas quitter le boulot, mais le faire dans de meilleures conditions". Tout à fait.
Bonsoir,
j'apporte une nouvelle information concernant les 10 mois payés sur 12.
Il est vrai que l'indice est indexé pour une paie sur 12 mois à l'heure notre paye est payé à l'année.
La paie de 10 mois sur 12 est un calcul qui fût vrai en 1947 où la paie de l'enseignant était indexé sur la grille d'un contrôleur des impôts où l'on retranchait 2 mois et que l'on étalait sur 12.
Cette idée n'est donc pas totalement fausse.
Bien cordialement.
Et puis un petit calcul pour suivre :
18 * 2,5 = 45 h (1 devant élèves pour 1h30 chez soi, pour un exemple quantitatif, j'invite à calculer un temps de correction de copies : 5 minutes / copie => 150 mn pour une classe de 30 élèves soit 2h10 )
donc on travaillerait 45 h par semaine et ce, 36 semaines par an.
On travaille donc 6 h de trop pendant 36 semaines.
6 * 36 = 216 h
216 / 35 = 6,17... donc réellement en annualisant notre travail, on travaillerait
36 + 6 = 42 semaines.
Il y a donc 10 semaines de "vacances" or notre grille de salaire étant indexée de telle sorte que nous sommes payé à étude équivalente sur 10 mois étalés sur 12, ce qui fait que 8 semaines ne sont pas payées.
donc réellement nous avons 2 semaines de vacances.
Enfin, je terminerai par la simple évidence :
Des fainéants, il y en a partout, chez les profs cela se voit plus car nous sommes en contact avec des élèves et des parents quoi qu'on fasse, il y a une certaine proximité.
En entreprise, il est peut-être plus évident de tirer au flan sans que cela se voit du point de vue des personnes extérieures à l'entreprise, non?
bonne soirée.
Stagiaire cette année.
18h devant les élèves par semaine.
18h devant mes cours à préparer par jour.
J'étais cadre dans l'industrie pendant 10 ans.
J'avais alors fait un rapide calcul. Ma femme prof travaillait l'équivalent de 45h/semaine (18h de cours plus les heures supp ; les prépa cours, les réunions, conseils ....Etc) Annuellement je travaillait le double en heure, mais je gagnais le double aussi !
Aussi pourquoi m'user alors que je pourrais gagner la même chose (en taux horaire), du coup j'ai décidé de me reconvertir, je passe le concours, et hop je suis prof (c'est plus facile à écrire qu'à faire...)
Verdict : GROSSE ERREUR : j'avais oublié de prendre en compte les conditions de travail !!!!! en entreprise on est arcelé, poussé, pressé comme un citron ...Etc mais le soir quand on rentre à la maison après 14h de travail, on peut enfin penser à autre chose ... Maintenant que je suis prof, je ne peux plus dire la même chose, on n'est jamais vraiment prêt il y a toujours quelque chose à faire et comme on n'a pas de bureau autre part qu'à la maison ...
En étant prof prof j'ai découvert l'existence des antidépresseurs ...
En Août je serais content d'avoir enfin du temps pour mieux préparer mes cours pour septembre ...
Ciao
PS à nos détracteur : retournez sur vos tracteurs et arrétez les pesticides.
Bonsoir,
j'ai lu plusieurs commentaires mais pas tous : trop long !!! Je voudrais juste savoir si les enseignants se posaint la question de savoir pourquoi leur métier est dévalorisé ? Le problème est que même s'ils ont les réponses, ils ne comprendront pas car c'est le corps de métier où personne ne veut accepter d'écouter, de réfléchir et éventuelleent de se remettre en question. Savez-vous que de nombreux enseignants du primaire corrigent leurs copies pendant leurs heures de classe et il en est de même au collège !! que faites vous pendant une heure de contrôle ? Rien, et c'est pour cela qu'il y a de plus de plus d'élèves qui trichent. Je peux vous dire que les enseignants que j'ai eu n'ont rien à voir avec ceux de mes enfants ! Vos cours se dégradent !! Il n'y a qu'à regarder les commentaires truffés de fauts d'orthographe !! les enfants ne savent plus écrire et lire correctement et ce bien avant que les sms et autres se développent ! Avez-vous conscience que les livres parascolaires, cahiers de vacances...n'ont jamais été aussi nombreux dans les rayons? Avez-vous conscience qu'avant il n'existait pas autant d'heures de soutien pour les élèves ? Avez-vous conscience que les cours particuliers se développaient une année ou deux avant le bac et non dès l'école primaire ? Si votre métier n'est plus valorisé il faut s'en rendre prendre à vous-même !!! Vous avez la chance de n'avoir aucune hiérarchie présente sur votre lieu de travail, d'être enfermé dans une salle de classe dans laquelle vous n'êtes pas surveillé, d'être prévenu en cas de contrôle d'un inspecteur et de toujours pouvoir exercer votre métier même si vous ne faites pas l'affaire !!!! Voilà les raisons de la dégradation de l'éducation et surtout des cours donnés à nos enfants. Vous êtes face à une génération de parents qui sont allés à l'école, qui ont fait des études et qui savent de quoi ils parlent et de ce fait qui ne mettent plus les enseignants sur un piedestal !!!
parlez comme ça des enseignants à vos enfants, vous verrez ils se sentirons plus fort et supérieurs face à leurs professeurs. Ainsi ils seront dans de meilleurs dispositions d'apprentissage.
Heureusement que tous les parents qui ont fait des études n'agissent pas comme vous ! même si je dois l'avouer votre secte s'étend ...
Bonsoir,
Pour répondre à votre message, sachez que j'ai tout de même l'intelligence de nepas dire ce que je pense devant mes enfants : Ainsi, ils ont toujours respectés leurs professeurs, et sont de bons élèves (Je suis toujours derrière eux !!!). Sachez également qu'autour de moi, famille, amis...il y a de nombreux enseignants !!!!!(matern, primaire, lycéec et études supérieures!!!!) et heureusement avec eux il y a un dialogue et si nous pensons differemment, nous n'appartenons à aucune secte !!!! Mais ça, ça vous dépasse !!!! On en revient donc au même : Et si vous écoutiez un peu les autres ? Il fut aussi une époque où les parents étaient un peu mieux respectés et de ce fait, respectaient les enseignants !!! Moi je n'ai jamais connu d'enseignants qui osaient parler sur le ton que vous employez pour certains : comme par exemples "vos petits chéris...la prunelle de vos yeux...." Voilà peut-être une des raisons pour lesquelles vous vous sentez moins respectés !!! Le monde a changé !!!
Ok je suis rassuré pour vos enfants et je vous prie d'accepter mes excuses pour le fait de vous avoir préter des intention pas forcément idéales.
Cela dit je reste ennuyé par votre interprétation et votre vision de l'enseignement et des enseignants d'aujourd'hui. Il arrive souvent que dans un pannier il y ait dans son contenu quelques fruits pourris, dans l'enseignement il y a effectivement une proportion de déchet, mais pas plus qu'ailleurs. Il ne faut pas tomber dans le piège de la généralisation !
Sur le fond de ce que vous dites globalement de l'enseignement vous n'avez peut-être pas tord mais lorsque vous vous acharnez à incriminer les profs de tous les maux on ne peux plus vous suivre !
Un prof c'est un pion à qui on dit de faire ci et de faire ça comme ci et comme ça point barre. On n'a aucune latitude pour changer les programmes, pour nous attribuer des moyens matériels ou humains, pour avoir des effectifs convenable ...etc
Je n'ai rarement entendu un prof se plaindre pour son confort ou son salaire, uniquement des revendications pour pouvoir enseigner dans de bonnes conditions. Ces conditions se dégradent, prouvez moi le contraire. Expliquez moi que la politique actuelle n'est pas de faire des économies même au détriment des générations à venir !!!!
Je rigole - et en même temps, je ne peux pas m'empêcher d'être assez effaré, malgré l'habitude de lire les sempiternels mêmes arguments à deux balles... - en voyant tous les kékés "science-infuse-bien-pensants" se dépêcher d'affluer ici et de vomir leurs frustrations et leur haine sur les profs!! En ces temps de crise, de précarité et d'austérité, il faut bien taper sur quelqu'un pour se soulager (d'ailleurs, on dit que les profs se plaignent, mais finalement regardez-vous dans une glace: qui se plaint le plus sur ce forum??)!! Il me semble bien qu'il n'y a pas si longtemps, environ une vingtaine d'années, le métier de prof, c'était déjà vu comme pas quelque chose de terrible ni de très affriolant, c'était un peu le fond du panier, c'était une réussite sociale très moyenne au vu de ce que l'on pouvait décrocher ailleurs ; et à cette époque, les vacances, la sécurité de l'emploi, etc... tous ces merveilleux et scandaleux privilèges n'importaient pas autant que maintenant (je ne me souviens pas que les profs aient regardé dans l'assiette des autres, à cette époque?). Mais aujourd'hui que la -les... - crise(s) est (sont) passée(s) par là, que les gens commencent à regarder dans l'assiette des voisins, à se dire "merde, mon salaire a baissé, mon pouvoir d'achat est amputé, je peux me faire virer à tout moment", et bien forcément le prof apparaît aujourd'hui assez paradoxalement comme quelqu'un ayant un statut super enviable, et qui doit fermer sa p... de gueule en se faisant le plus petit possible quand les réformes arrivent. Bizarre, quand même. Alors, à ces messieurs-dames, qui ont sorti le fusil et qui font la chasse aux profs, qui sont assez naïfs pour bêtement croire tout ce qui se dit dans les médias, et qui ne se basent que sur des pseudos-infos relatant comment l'enseignant passe à travers les gouttes de la crise, terrible pour tout le monde sauf pour eux, je ne rétorque qu'une seule chose, qui a déjà été évoquée plus haut, et je crois qu'il n'y a que ça qui mettra tout le monde d'accord, finalement: avant de juger quelque chose que vous ne connaissez pas (en dehors des racontards, journaux et autres articles de presse ou télévisés) et pour remettre en cause vos clichés sont aussi grossiers que vos sous-arguments ultra-subjectifs et peu respectueux (voire inciviques), et vos brouillons d'ébauches de caricatures (il n'y a pas d'autre mot, c'en est même surréaliste...), venez voir et CONSTATER CONCRETEMENT ce qu'est la vie, la journée de travail d'un prof, vivez le truc de l'INTERIEUR (et non par rapport à ce que vous racontent vos vagues connaissances, ou même vos proches), je vous ouvre ma classe, mes prérogatives, mes obligations. Venez expérimenter réellement les choses et la joie d'être au service de la grande famille E.N., vous faire un VRAI avis objectif et circonstancié, en pesant le pour et le contre ; vous gérerez le comportement de mes élèves au quotidien (incivilités au mieux, violence, menaces et insultes au pire...), la fatigue nerveuse et physique qui va avec (là, on parle de gérer des ados en souffrance à 30 par classe, ce n'est plus de la marchandise inerte ; je parle de véritables êtres vivants, avec leurs débordements, leurs états d'âme, leurs errances aussi imprévisibles que soudaines...), la démission de ces pauvres parents (démission pour ce qui concerne la cadrage de leurs chers "enfants-rois", mais en revanche soudain activisme ultra-radical et étonnement, courage retrouvé quand il s'agit de chercher des poux dans la tête des profs), la préparation des cours (travail de création partant souvent d'une feuille blanche dans mon cas, renouvellement régulier des cours (instructions officielles obligent), inutile de préciser que ce n'est pas 2h de préparation pour 1h de cours dans mon cas, mais bon, bref...), les corrections de copie (et encore, je ne suis pas prof de français à corriger des disserts, je m'estime heureux), les samedis et dimanches bossés la plupart de l'année, de 9h du mat jusqu'à 21h le soir, quand vous-mêmes vous sortez en famille, vous allez vous promener ou vous partez vous rafraîchir l'esprit pour mieux reprendre la semaine suivante), l'impossibilité de couper, donc, avec le métier les jours "chômés", des programmes de plus en plus imbuvables, illisibles, incohérents ou alambiqués (car d'une technicité presque risible), exigeant de nous que l'on devienne des techno-pédagogues ultra-qualifiés ; ajoutez à cela un système en train de se pervertir complètement par l'application de méthodes tenant du néo-capitalisme très à la mode en ce moment: évaluation permanente, compétitivité, rendement (ou comment appliquer, là encore, des méthodes de gestion de biens à l'Humain et à l'Education, chapeau bas pour la mise en compatilibité de deux concepts tout simplement opposés)... Non, franchement, vous les défendeurs, que dis-je, pourfendeurs de la justice sociale et professionnelle, au lieu de brasser du vent et de spéculer sur une profession dont vous ne connaissez RIEN ou bien à travers les rares infos démagogos choc, "dans l'air", populistes que l'on veut bien vous livrer en patûre à des fins dichotomiques (diviser pour mieux régner, l'opposition éternelles des uns contre les autres) et qui vous font tomber systématiquement dans le panneau (vous êtes finalement assez manipulables... peut-être êtes-vous justement sortis du système éducatif un peu trop tôt, dommage, y rester plus longtemps, dans cette fameuse école qui va mal, vous aurait peut-être permis de vous constituer un esprit critique un peu peu perspicace...), vous, donc, pourfendeurs et honnêtes durs-travailleurs qui ne se plaignent que dans l'ombre (contrairement à ces grincheux d'enseignants, jamais contents, en grêve 57% du temps), et qui pensez être les justiciers des temps modernes (on va fermer la g... à ces c...ds de profs une bonne fois pour toutes), je ne peux que vous renvoyer à vos propres inepties et vos propres contradictions: vous avez des avis sur tout, même sur ce que vous ne comprenez et n'êtes pas en mesure d'appréhender. Tout le monde, comme le disait très justement le modérateur de ce forum, s'institue en expert de tout. Mais, avant de devenir un expert de ce qui se passe entre les 4 murs de ma salle de cours dans mon lycée, et de se faire une vraie idée basée sur des EXEMPLES CONCRETS, des choses FACTUELLES, vous permettant d'avoir un avis basé sur la PRISE DE RECUL et la REFLEXION (et non sur la haine, le rejet dogmatique et décervelé) et bien posez votre c.... sur une p... de chaise au fond de ma salle, et prenez des notes!! Je pense que votre regard, assez étonnement, changera sur ce que c'est que le métier.
Ceux que je connais, ancien employés de l'industrie pendant de nombreuses années, qui sont entrés chez nous, en tant que vacataires ou contractuels, et qui se perdaient en critiques anti-profs, ont fini par reconnaître les difficultés du métier. Et il n'y en eut pas qu'un!! Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. A bon entendeur...
Je précise que je suis prof en lycée pro ; je précise également que j'ai fait d'autres métiers avant (ragréage de pont d'autoroute, nettoyage des HLM et de leurs poubelles à 5h du mat, démémagements, boulot en usine les jours de semaine + le dimanche matin, boulots du bâtiment).
En ce qui concerne le métier de prof, croyez-moi j'ai eu de quoi largement comparer; les conditions de travail, quoi qu'en disent les quelques naïfs commentateurs extérieurs, deviennent tellement difficiles, à mon sens, que ma vision du métier a changé, mes aspirations aussi. Ma vision à long terme, ce n'est plus d'être à la merci d'un sytème qui se sert de moi et me méprise, il y a déjà assez de méconnaisseurs dans la rue sur qui je peux faire confiance pour ça. Alors, comme vous le dites si bien, effectivement, on peut changer de taf s'il ne nous plait plus. J'ai passé le concours il y a 14 ans car j'avais la vocation. Oui, je l'avais. Mais je ne l'ai plus aujourd'hui, et donc je mets mes idées en adéquation avec mes actes: je suis actuellement en reconversion, je la prépare tout doucement, et j'espère être parti d'ici quelques années. Je laisserai le loisir à ceux qui s'en sentent encore le courage la joie de se battre pour une éducation de qualité qui garde ses valeurs d'antan, et surtout l'opportunité de se battre pour que le métier de prof retrouve sa vraie place dans la société, c'est-à-dire faire comprendre à des gens comme vous qui n'en ont aucune connaissance l'incompréhensible: que le métier de
Bonjour,
le commentaire étant un peu long, il a automatiquement été coupé. Il manque donc la fin, j'en suis désolé. Peut-être dans un autre commentaire ?
...oui, effectivement, je viens de me rendre compte qu'on m'a coupé dans mes élans de plaidoirie!!
Bon, je vous livre la fin, vite fait (quand même, ça fait meilleur genre):
...je laisserai le loisir à ceux qui s'en sentent encore le courage la joie de se battre pour une éducation de qualité qui garde ses valeurs d'antan, et surtout l'opportunité de se battre pour que le métier de prof retrouve sa vraie place dans la société, c'est-à-dire faire comprendre à des gens comme vous qui n'en ont aucune connaissance l'incompréhensible: que le métier de prof est noble, qu'il est essentiel dans la construction d'une société, mais qu'il est devenu un statut sur lequel on crache de façon éhontée, sur lequel on vomit sa m... sans même avoir deux sous de jugeotte, alors qu'on ferait mieux de le soutenir et de l'empêcher de sombrer. Mais évidemment, la société actuelle, et nos élites qui nous gouvernent (quel que soit le pays) a un tout autre plan: faire en sorte, petit à petit, de donner naissance à des ignares sans connaissance ni culture (comme ceux qui critiquent, comme vous?), des gens qui surtout se doivent de ne pas réfléchir ni s'opposer au système en place, sans aucun esprit critique ni recul sur les choses, des gens de plus en plus décérébrés qui diront amen à tout, et qui surtout soit crèveront la bouche ouverte dans la rue au pire lors d'une nouvelle crise mondiale, ou au mieux, feront tourner le système financier néo-libéral par les crédits qu'ils concractent ou par l'élection de politiques incompétents et menteurs eux-même oeuvrant pour une future gouvernance mondiale n'ayant que peu à faire de l'Homme et de ses valeurs. C'est vrai que les vraies valeurs de l'école, l'Humanisme, la culture, l'ouverture d'esprit, la mise en autonomie, la stimulation de l'esprit critique, l'abnégation, la patience, le respect de chacun, c'est un peu "has-been"... Dépêchons-nous de piétiner tout ça. Et c'est ce que vous, les bien-pensants, vous faites. A ce rythme-là, vous allez y arriver, continuez!
Mais en attendant, tant que je ne suis pas parti (et que je continue de faire mon métier du mieux que je peux), je vous invite dans ma classe, en tant que "stagiaire". Vous prenez mes classes pendant une semaine, et on en reparle, OK? Enfin, si toutefois vous avez tenu jusque-là, ce qui métonnerait fort... Rassurez-vous, si vous pétez les plombs au bout de 24h, c'est que c'est le métier qui rentre...
Il aurait été dommage de se priver de cette fin de commentaire. Merci de l'avoir publiée.
Bonjour à tous,
apèrs avoir lu bon nombres de commentaires il y a une chose qui me révolte. Pour faire ce métier, croyez-moi il faut l'aimer et s'y accrocher, alors non on ne se plaint pas de notre métier. Tout ce qu'on demande c'est de la considération, simplement que les gens arrêtent de croire que 'on a un métier que tout le monde peut faire. Je ne me plains ni de mon salaire, ni de mes horaires, je voudrais juste qu'on arrête de croire qu'on est un métier de fainéant et de personnes qui passent leur temps à se plaindre, parce que non on ne se plaint pas, on demande juste de la reconnaissance, tout comme je n'irai pas me permettre de faire des commentaires à un chef de cuisine sur sa cuisson par exemple...
Je n'aurais pas dit mieux.
Bonsoir,
c'est toujours pareil, avec les antiprofs, on tourne inlassablement en rond, puisque leurs arguments sont tout sauf logiques, à force de répéter bêtement ce qu'ils entendent autour d'eux. Je m'explique: ils n'arrêtent pas de râler contre nos honteux "privilèges" (vacances, "peu de temps de travail" (en apparence), sécurité de l'emploi, liberté, etc...), ce qui donc laisse penser que pour eux, c'est le meilleur des métiers, un truc rêvé, un job génial que ceux qui l'effectuent n'ont aucune idée de la chance qu'ils ont de le faire... Sauf que, quand on va jusqu'au bout de leur logique (bah oui, faut savoir ce qu'on veut, soyons honnêtes intellectuellement jusqu'au bout), et qu'on leur demande pourquoi ils ne s'incrivent pas au concours, et pourquoi ils ne tentent pas de rejoindre cette caste privilégiée et protégée que nous sommes, soudain, fuite en avant, il n'y a plus personne, et c'est un peu toujours les mêmes lassants arguments qui ressortent, genre "ah non, prof, très peu pour moi!!", "non, jamais je ne pourrais faire ce métier!"... heu... excusez-moi, mais n'y a-t-il pas une forme assez inquiétante de schizophrénie ici???? J'invite ces gens à s'interroger profondément sur ce qui les détourne du métier qu'ils jugent si bien et si génial par les temps qui courent... C'est assez paradoxal et surréaliste, comme raisonnement, non??? Soit on jalouse nos privilèges et on s'arrange pour rejoindre ce qui semble si super, soit on ferme sa g... g.... à jamais!!! Mais assez étrangement, les chasseurs libéraux anti-enseignants essayent de jouer sur les deux tableaux... Sans doute parce qu'ils savent à l'intérieur qu'ils n'auraient aucune chance de décrocher le concours. PLutôt que de le reconnaître et d'être honnête dans leurs arguments, et bien on jalouse les autres, mais on ne fait surtout rien pour que les choses changent.... au du moins en externalisant le problème, jamais en introspection de soi-même. Un bon conseil: pour être crédible, au moins, mettez vos actes en accord avec vos beaux discours moralisateurs. Commencez par montrer l'exemple, et là encore, on se retrouvera plus tard pour en débattre.
Etre prof, ça ne s'invente pas. C'est une vocation. Il y a un concours officiel, avec des épreuves relativement difficiles. Ce n'est pas accessible à tout le monde... Et oui. Mais encore faut-il savoir le reconnaître. Mais je commence à être rôdé: ces mêmes personnes qui nous vomissent dessus cherchent la solution de facilité puisque passer le concours, et surtout faire cours devant une classe de 30 êtres vivants (au bas mot...), ils savent pertinnement et insconsciemment qu'ils en seraient incapables. Mais ça leur troue le c... quand même de voir que leur assiette est moins pleine que celle de leurs voisins, alors ils y vont de leur couplet de langue de vipère. Ca fait bel effet, ça fait tendance, et en plus ça leur donne l'impression de calmer leurs frustrations.
Bon, j'en profite pour saluer mes collègues, bientôt (ou déjà...) en vacances... Ahhh, les vacances, ces fieffés coquins, encore en vacances!! Et bien, oui, après 8 semaines de dur labeur (n'en déplaise à ceux qui voient ça de l'extérieur), ça va faire du bien de se ressourcer un peu!!
Bonnes vacances à tous, et bon courage.
Courage : 26h l'année prochaine.
ok ok il n'estpas de bon ton de dire ça mais... la vérité m'oblige! YMA me parait tristement stupide et aigri... (peut-être le pôvre a t-il échoué au concours?)
YMA, jaloux? alors passe le concours et viens bosser avec nous, ensiuite tu pourras parler en connaissance de cause ;)
à l'auteur, merci de ce salutaire rappel. Vivement qu'il serve à quelquechose! (on peut toujours rêver!)