Mercredi 12 novembre 2008
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Publié dans : Vie politique & Elections

Un certain nombre d'amis et de camarades du Parti Socialiste se sont
interrogés au sujet de mon silence lors des débats sur les motions et lors du vote interne.
Aujourd'hui, je sors de ma réserve, car je compte beaucoup sur le Congrès de Reims du week-end prochain pour clarifier les choses.
J'ai hésité à voter en faveur de la Motion A, soutenue par Bertrand Delanoë. Si je considère que le maire de Paris dispose de forts atouts (jeunesse, charisme, intégrité), je me sens assez
loin de ses conceptions du social-libéralisme.
J'ai hésité à voter en faveur de la Motion D, soutenue par Martine Aubry. J'ai placé en Martine Aubry et en ses collaborateurs du pôle des reconstructeurs de grands espoirs.
Malheureusement, je n'ai pas ressenti, dans les actes, dans le projet, le consensus espéré. En outre, Martine Aubry ne me semble pas la plus "populaire" pour mener ce grand parti de gauche, ce
parti des travailleurs qu'est le Parti Socialiste.
Je n'ai pas hésité à ne pas voter pour la Motion E, soutenue par Ségolène Royal. Déjà l'an dernier, j'ai émis des doutes quant à sa capacité à rassembler les Français. J'en émets
aujourd'hui sur sa capacité à rassembler les Socialistes. Je ne crois pas qu'elle puisse créer ce consensus tant attendu.
J
'ai voté pour la Motion C, soutenue par Benoît Hamon. Je n'ai pas voté pour cette motion uniquement car c'était la plus proche de mes convictions. Benoît Hamon est jeune et représente un
changement par rapport aux éléphants, aux leaders (pré)historiques du Parti. Je ne regrette pas ce choix, qui marque une volonté forte des militants d'ancrer le Parti à gauche, de se réconcilier
avec ses valeurs traditionnelles.
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