
La déclaration de "candidature à l'investiture" de Ségolène Royal relance la
triste polémique qui mine le Parti Socialiste depuis des années, depuis en fait que Mitterrand l'a laissé aux mains d'Hommes et de Femmes incapables de rassembler derrière leurs noms ou leurs
bannières.
La date du Congrès est à peine connue, mais chacun cherche à se placer en leader potentiel, qui par une déclaration de candidature, qui par une interview télévisée, qui par la sortie d'un
livre... On se regarde, on s'observe, on stratégise... mais on oublie le principal : le Parti et ses militants de base.
Alors ils sont tous là, en embuscade, au chevet du Roi en attendant que celui-ci soit définitivement mort :
Ils sont là, jeunes loups et vieux quiquagénaires de la politique, revanchards ou carriéristes : Ségolène Royal, Martine Aubry, Julien Dray, Manuel Valls, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici,
Claude Bartolone, Dominique Strauss-Kahn...
Ils sont là, hommes de l'ombre fidèles, prêts à enfin tenter l'aventure pour eux-mêmes : Vincent Peillon, Arnaud Montebourg...
Ils sont là, oubliés du peuple, déchus d'hier ou retraités autoproclamés : Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius...
Et voilà l'image que donne toujours et encore le Parti Socialiste : un Parti déchiré par les querelles intestines et personnelles, par les ambitions, par les envies de revanche personnelles.
Mais l'image que l'on aimerait garder de cette profusion de candidats potentiels ou déclarés, c'est celle d'un parti riche en idées, en débats, d'un parti en pleine mutation, d'un parti ouvert et
démocratique.
Sarkozy est en train de détruire tout ce à quoi nous avons rêvé, tout ce pour quoi nous nous sommes battus. Et qu'obtient-il en retour ? Une opposition molle et divisée, qui n'arrive même pas à
tirer profit ses victoires et qui ne propose rien de meiux que ce qu'elle combat.
Vivement l'automne, qu'on en finisse !
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