Samedi 2 février 2008
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18:21
Publié dans : Education nationale
[EDIT du 03 janvier 2011]
Cet article fait une sorte de buzz depuis le 4 décembre 2011 sur le net, via Facebook. A ce jour, il a déjà été partagé à plus de 28.000 reprises sur
Facebook et a été consulté sur ce blog par plus de 70.000 visiteurs uniques.
Cet article "à propos des enseignants" a été écrit en 2007 par un enseignant, Laurent Tarillon, et je l'ai publié sur mon site, tel quel, le 2 février
2008.
Depuis, 2 erreurs ont été relevées, qui doivent être corrigées (Laurent m'a lui-même confirmé les 2 erreurs par courriel) :
1) Le salaire des enseignants est bien calculé sur 12 mois (et non, comme stipulé, sur 10 mois ramenés à 12)
2) Le temps de préparation des cours est estimé à 2 heures pour 1 heure (et non à 1h30 pour 1 heure)
Ces corrections sont expliquées (sources) à de multiples reprises dans les réponses que j'apporte aux commentaires (commentaires n°60 et 65 et
particulier)
[/EDIT]
*****
A PRO
POS DES ENSEIGNANTS
Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de Lycée est de 18 heures par semaine (20 heures pour l'EPS). C'est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair
relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de1950.
Rendez-vous compte ! 18 heures par semaine ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires ? (27 h semaine pour un instit, c'est dèjà plus raisonnable !)
Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?
En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses
connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires.
En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d'environ 42h par semaine, sur 50 semaines.
Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés il y a eu la 3ème semaine de congés payés en 1956, puis la 4ème en 1969. Les 40 heures réelles ont
été atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
Mais ça n'est pas fini : il y a eu les 39 heures et la 5ème semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme, le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25%. Mais les
enseignants doivent toujours le même service.
C'est au moins un enseignant qui écrit cela, vous dîtes-vous en lecteur éclairé ! Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car comment peut-on parler de temps de travail sans parler
des vacances ?
Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons : D'abord, 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël, Pâques). Donc
notre temps de travail était annualisé. Mais, et les 2 mois d'été alors ? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas d'ailleurs. Cela se situe au
niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau Bac +3. Mais à
cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12 (pour recevoir un salaire chaque mois). Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 Euros par
mois il recevra 24000 Euros par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 Euros par mois mais sur 10 mois, soit 20000 Euros par an. Cette somme est
ensuite divisée par 12 et donne 1667 Euros par mois.
Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail.
Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre !
Soit, comparons : Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public. Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation
accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant : Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement
dit, si comme le PS l'a écrit le SMIC augmentera de 25% au cours des 5 ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le
SMIC.
Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?
Je n'évoquerais pas les conditions de travail, l'évolution des élèves, les réunions multiples, Alors oui, le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos
gouvernements ! Mais dans quel sens ? En travaillant plus pour gagner autant ?
Laurent TARILLON, Enseignant de sciences économiques et sociales, Grenoble. Merci de faire suivre aux enseignants et à ceux qui voient notre métier comme le nec plus ultra !
Venez voir un peu ce qui se passe dans le privé avant de vous plaindre.
Si je peux me permettre, le débat opposant public et privé est stérile.
Cordialement.
Ah... "Ces profs qui ne sont pas conscients de la chance qu'ils ont ! Qui se la coulent douce les 3/4 de l'année et ne font rien le 1/4 restant"... Qu'est-ce qu'on peut l'entendre !
Je ne vois dans cet article aucune forme de plainte, mais simplement un constat et une manière de faire savoir certaines choses. Le métier d'enseignant a changé. Arrêtons de stigmatiser les enseignants qui font un formidable travail. Que l'on arrête de dévaloriser ce métier ! Que l'on arrête de juger des métiers que l'on ne partique pas ! Que les clichés tombent !
La société a besoin des enseignants, alors soutenons-les et reconnaissons leur travail - même en dehors des heures passées dans leurs établisssements, mêmes pendant les vacances scolaires.
Oui, le métier a changé, la société a changé.
Ce qui frappe, c'est le manque de respect et de reconnaissance du métier. Tous des fainéants et des incompétents ? Que reste-t-il de cette institution et de l'avenir des jeunes avec de telles légendes urbaines ?
Cordialement.
Je partage le point de vue de l'article mais c'est pour tout le monde pareil. Pour ma part, j'occupe un poste d'ingénieur depuis 3 ans et là aussi, les salaires ont baissé et continue à baisser (mon salaire n'a pas vraiment évolué, en tout cas, bien moins vite que l'inflation). Tous les métiers manuels, techniques et du savoir sont dévalorisés, il n'y a plus que le commerce et la finance qui rapporte. Le plus important est de savoir faire du vent, il n'y a qu'à regarder la plupart des hommes politiques avec leurs conseillers en communication. L'opposition entre salariés et fonctinnaires ne mènent à rien, on ferait mieux de s'unir au niveau européen voire international pour une hausse générale des salaires.
Comme je le disais précédemment, l'opposition public / privé est stérile.
Je suis enseignant en lycée professionnel et je vois chaque jour des jeunes désorientés, incapables de se fixer un projet d'avenir, incapables d'appréhender la société, incapables d'autonomie et de responsabilité.
Je vois un monde en crise qui ne se relèvera pas si les uns et les autres se renvoient les responsabilités de l'échec.
Cordialement.
cet article me debecte et je n'en dirais pas plus... le métier et son environnement ont certes changer en 60 ans mais les enseignants aussi!!!!!!! On voit que ce n'est pas votre temps de travail qui vous etouffe pour pondre des conneries pareilles!!!!! La securité de l'emploi vous en faites quoi par exemple????? les 1.5h de travail chez soi pour 1.0 h de travail devant les eleves OK pour un enseignant debutant mais tres tres vites je suis persuadé que ces 1.5h fondent comme neige au soleil!!!!! Vous etes peut etre amer mais avez vous debuté votre carriere dans les années 50????non, donc lors de vos débuts vous saviez a quoi vous en tenir point barre!!!! Que faites vous du temps de travail que vous passez dans la rue a faire greve et pour lequel vous etes renumeres (merci le droit fracais sur le coup là non?), ou encore les arrêts maladies a rallonge voir injustifié (facile aussi la déprime sur le coup là!) Prenez exemple sur ceux qui triment dans le privé et qui ne peuvent pas aller pleurer dans les jupons des ministeres tous les ans pour obtenir plus en en branlmant toujours moins!!!!!!!!!!!
Les jours de grève ne sont pas payés.
Les absences pour maladie doivent être justifiées (ce qui remet en cause la loyauté du médecin traitant).
Savez-vous que les enseignants sont les travailleurs les plus exposés en fin de carrière aux maladies mentales (dépression par exemple) ?
Dans le cadre d'un débat, il est de bon ton de respecter toutes les parties. Vous me pardonnerez de ne plus vous répondre si le ton que vous employez reste le même.
Cordialement.
Bonjour,
ENseignante en primaire, j'aimerais ajouter qq points à cette triste observation. Nous avons obligation d'être présent avec les élèves à 8h20 et 13h20, ce qui ajoute 20 min de travail par jour soit 1H20 par semaine. Tout professeur des écoles a donc une obligation de présence de 28h20 par semaine, dont 27h20 avec les élèves.
J'ajouterai qu'en maternelle, les élèves étant récupéré par leurs parents, il faut 10 min pour que tous les parents récupèrent chaque enfant ou qu' les enfants soient emmenés à la garderie. On peut donc ajouter 20 min par jour et arrivons à 29h40.
IL faudra alors m'expliquer comment préparer sa classe, préparer les dossiers pour les élèves en difficultés (élèves et dossiers de plus enplus nombreux), discuter avec les psychologues scolairs, rencontrer les parents, remplir les bulletins, monter des projets, et préparer sa classe tout simplement ! en 5h...
IL faut donc dépasser ce temps de travail et bosser pendant les vacances...j'avoue que je fatigue un peu...dommage, on épuise des enseignants motivés par un manque de reconnaissance des difficultés...
Tu me montreras sur quel bulletin de salaire tu as vu 1 jour de grève payé ! Sûrement pas sur le mien de professeur des écoles.
Et puis, si le métier vous fait rêver, venez, c'est un simple concours pour l'entrée! Bonheur assuré, vous semblez déjà en rêver ! Allez, RDV dans une école si le courage vous en prend...
je suis juste écoeurée par l'article d'YMA qui malheureusement reflète l'opinion publique!!
La méconnaissance relayée par les média.
je suis une professeur stagiaire.
J'adore mon métier.
Mais j'ai effectivement des semaines de plus de cinquante heures. Je ne fais pas grêve, j'organise des sorties avec mes élèves, je monte des projets.
Si tout n'est pas correctement calé, la direction peut me tomber dessus, tout comme les parents d'élèves.
Quand je suis malade, je ne prends pas d'arrêts parce que j'ai un programme à boucler et des classes en grandes difficultés.
Cette semaine, dans mon établissement, un élève de 4e s'est suicidé et nous devons aussi assumer des responsabilités "humaines" parfois compliquées.
Mon salaire je le trouve correct et je pense que la sécurité de l'emploi est un avantage indéniable, mais ça veut aussi dire être à la disposition du ministère qui peut me muter où il souhaite l'année prochaine, y compris à plusiers centaines de kms de mon conjoint qui travaille dans le privé... Je ne crois pas que nous volions nos avantages vu l"exigence des concours de recrutement et notre niveau d'études.
Comme partout, il y a des personnes plus ou moins consciencieuses, plus ou moins planquées. Mais nous sommes une grande majorité à travailler très sérieusement.
A ceux qui critiquent les "profs", je rappellerais simplement que le concours est ouvert à tous à Bac +5 et que si notre travail fait rêver, l'inscription ne coûte que 4€.
à YMA,
je ne fais pas grève, je ne peux pas me le permettre puisque je perds un jour de salaire!
Concernant les préparations de cours, on voit que vous savez de quoi vous parlez...Je suis prof d'anglais. Je renouvelle régulièrement mes cours, réadapte chaque année, doit modifier en fonction des programmes et de l'actualité et je peux dire que je suis à bien plus d'1,5 hr par cours préparé pourtant c'est ma 5ème année d'enseignement. Et je ne compte pas bien sûr les corrections de copies, les conseils de classe, la réunion parents/prof de samedi prochain (9h/12hr30). Je ne compte pas non plus qu'en tant que remplaçante, je sais en général 2 à 3 jours après la rentrée où je vais être envoyée. Ce qui me laisse beaucoup de temps pour préparer mes cours puisque je commence toujours le lendemain du coup de fil...
Bref, venez un jour vous asseoir dans une classe, vous verrez ce que c'est. Cet article remet juste les choses au point parce que c'est vraiment pénible d'être sans cesse pointé du doigt comme étant une grosse feignasse! Donc oui les profs bossent, comme tout le monde, voire plus! Pas moins, ça c'est sûr.
Merci beaucoup YMA, tu viens exactement de soulever le GROS problème de notre société : les gens sont jaloux de tout, même de ce qu'ils ne connaissent pas!!!
Alors excuse moi, mais renseigne toi avant de parler, les grèves payées, mais bien sûr! On serait bien bêtes de pas en aire tous les jours alors! Comme dans le privé, j'ai le regret de t'informer (puisque tu ne daignes pas te renseigner tout seul!) qu'on nous enlève un jour! Simplement peut être qu'on fait plus grève car l'avenir de nos enfants et de la société dans laquelle ils vont évoluer nous importe plus que notre petite personne.....
Et pour ce qui est des 1,5h, ceci est justement en temps normal, quand on n'est plus débutant! Il faut tout de même préparer les contrôles et les corriger, préparer le matériel et les manipulations, ranger (je suis prof de sciences physiques) et évidemment changer les activités et les cours suivant l'évolution des élèves, mais là, je pense que je t'en dis trop car, aux vues de tes remarques , je pense que pour toi, tenir compte de l'évolution de la société est un concept qui te dépasse... Alors continue à cracher sur ceux qui essaient de faire de tes enfants des citoyens, y'a pas de doute, c'est bien avec ce genre de commentaire qu'on tue l'Ecole, il ne faudra pas s'en plaindre...
Je voulais signaler à YMA que si, comme il le dit, les jours de grève sont payés, je vais me mettre en grève dès demain pour quelques semaines !!! Comme ça, j'aurai le temps de préparer les évaluations de ses enfants, de corriger le travail ET les évaluations de ses enfants, puis bien sûr, remplir les livrets scolaires de ses enfants... Mais non, je vais passer mes soirées et mes week-ends à le faire mais ça il l'a oublié YMA. Je ne me plains pas YMA, je constate que tu n'as toujours pas compris l'article. Je ne fais pas grève car on n'a un programme très chargé à finir, et je n'ai pas les moyens d'ailleurs de faire grève. De plus, je ne suis pas débutante mais je trouve que je fais bien les (au moins) 45 heures par semaine car les projets de classe, les réunions, l'aide aux enfants en difficulté, les corrections ne diminuent pas au fil des années. Je ne sais pas comment cela se fait que tu ais autant de préjugés sur les enseignants.
Pour répondre à Justine, du privé, l'article ne ressemble pas à une plainte mais à un constat. Chaque métier a ses difficultés (dans le privé ou dans le public), c'est dur pour tout le monde. La différence c'est que toi, tu n'as peut-être pas à te justifier ! On n'a peut-être jamais dévalorisé ton métier ? Quand tu es enseignant, tu dois te justifier tout le temps, de tout, et on ne nous respecte plus. On entend des abérrations sur notre métier alors qu'on travaille dur, comme les autres. C'est dur de vouloir continuer dans cette ambiance. Imagine, tu bosses comme tu peux tous les jours, pendant les petites vacances, les week-ends, les enfants sont difficiles, tu prends sur toi tous le soirs et tu y retournes le lendemain en te motivant. Et l'opinion publique sort que tu es tout le temps en grève (et en plus elle croit que tu es payé les jours de grève ! ha ha ha, je me marre) et tout le temps en vacances. Je veux simplement que le vérité soit rétablie et que l'on respecte ce métier, comme les autres métiers.
PS: Il est 21h56, je vais manger et continuer à construire mes évals de maths pour mes CE1 ! ;-)
Bonjour,
J'avoue ne pas bien comprendre l'objectif de cet article?
A écouter les commentaires postés par les enseignants, vous semblez ne pas comprendre pourquoi être montré du doigt. Il me semble que cet article montre à nouveau les grandes différences avec le salarié moyen travaillant dans le public ou le privé. Quelle est la priorité aujourd’hui, entendre à nouveau des débats sur le temps de travail et le salaire ou rediscuter les contenus, les modèles pédagogiques, les différentes formes d’apprentissages ou même différentes propositions de cursus de formation.
En effet, votre temps de travail a été conçu dans les années 50 mais s’il était actualisé, il serait de 14h de cours/semaine. Je peux comprendre que le travail de préparation est important mais comment pourrez vous justifier devant l’opinion public si peu de travail effectif et de présence réel sur votre lieu de travail.
Certes, vous éduquez les enfants, mais l’éducation passe également par tout l’entourage de chaque persnne. Que ce soit sa famille ou son entraineur de foot chacun participe à faire de nos enfants des citoyens. Le prof n’a pas le monopole et il me semble, si je ne m’abuse, que sa tâche principale est de transmettre des connaissances, certes définies par les programmes, mais que le prof est censé connaître. En effet ses connaissances ont fait de lui le professionnel qu’il est. Tout bon salarié est censé maîtriser ce pourquoi il est payé. De même, imaginez devoir rémunérer le professeur de musique de votre enfant environ 550 euros la semaine pour 14h de cours !
Tout ça pour dire que le métier d’enseignant aussi indispensable et beau qu’il soit, n’est pas le métier le plus désavatageux et qu’il me parait normal que l’opinion public ne comprenne pas tous ces avantages et encore moins toutes ces revendications. N'oublions pas que la majorité des gens entend parler de rendements, profits et surtout d'objectifs fixés, contrôlés et indiscutables.
Bonjour,
Sans vouloir vous vexer, je crois que vous méconnaissez la situation des enseignants ainsi que leurs missions, qui ne se limitent pas, comme vous semblez le croire, à éduquer les élèves. Je vous invite à lire la circulaire de 2007 sur les missions de l'enseignant.
Quant à la sempiternelle opposition public/privé, elle est improductive : pourquoi ne pas alors comparer l'enseignant français avec l'ouvrier chinois ? C'est tout autant inapproprié. Il n'est pas question d'opposer les classes sociales, à savoir laquelle serait la plus productive, la plus rentable ou la plus efficiente. Il s'agit de mener une réflexion sur une institution qui sert de base à l'avenir de la société, à l'émancipation des jeunes, à leur capacité à être des citoyens autonomes et responsables.
Cordialement.
Bonjour,
Je suis une jeune prof (4ème année) et j'avoue que j'en ai assez d'entendre mes collègues se plaindre du métier. Je comprends parfaitement les incompréhensions de certains sur ce site !Faut arrêter de se plaindre, regarder un peu autour de soi ce qu'il se passe, tant chez les fonctionnaires que dans le privé ! OUI on n'est pas à 35h, OUI on a beaucoup de vacances, ...ce sont des avantages qu'il faut au moins reconnaitre étant donné notre statut plus que privilégié par rapport aux autres professions ! Ca compense les difficultés que l'on peut rencontrer avec les élèves, ou autres inconvénients réels du métier. Après, être enseignant, c'est un choix : effectivement, ceux qui le trouvent si bien peuvent passer le concours, mais à contrario ceux qui le critiquent peuvent aussi démissioner pour faire leur 45h ailleurs et être payé plus. Et c'est bien une instit qui le dit !
Je suis d'accord avec le dernier commentaire. Encore un article qui "plaint" le professeur. Le vrai débat qui devrait être souligné, n'est pas celui du temps de travail, ni les salaires ! Nous en sommes tous au même point, tout augmente(essence, nourrice, courses, SMIC, ...) mais pas nos salaires (quelque soit la branche, ne l'oublions pas !!!). Non, le vrai problème (et je suis "fille de prof" - et il bosse dur à la maison, en plus je suis éducatrice spécialisée dans un centre scolaire !). Le vrai problème donc, et ce pourquoi les gens devraient se battre, ce sont les conditions de travail : des classes surchargées, des enfants "intégrés" malgré leurs grandes difficultés, la difficulté d'obtenir l'aide de l'AVSI, des IME et ITEP qui ferment des places fautes de budgets, et donc des enfant "fragiles" qui se retouvent dans des grands groupes, perdus, et donc en échec ! A ce sujet, un clip a été fait par un groupement de parents d'élèves, visible sur you tube : "Ecole en danger" !! Avis aux intérressés ! Bref, une fois encore, comme dans les clichés, "le prof" se plaint pour lui, mais quand se battera t-il pour LES ELEVES ?!!!
Chaque profession à ses avantages et ses inconvénients, et bien d'autres sont visés (fonctionnaires dans les bureaux, ...). Et si finalement, la tolérance était le maître mot ?
Bonjour,
j'ose espérer que le professeur se bat pour ses élèves et ne vise que leur réussite...
Cordialement.
Vous avez l'impression de dresser un constat, moi je lis un torchon de syndicaliste... Venez passer votre vie dans une tranchée sur un chantier et après rediger a nouveau un article.... Votre constat sera simple, le corps enseignant n'est de loin pas la catégorie professionnelle la plus a plaindre.... et puis une fois de plus, allez voir ce qui se passe dans des pays pas si loin de chez nous et je suis sur que vous vous rendrez compte que nous sommes bien lotis en France (je sais je commence a deriver...). Quand à la rémunération, il faut arreter de s'en plaindre car les grilles sont connues donc dés lors que vous passez le concours vous savez d'ores et déjà quelle sera votre remunération TOUT au long de votre carrière.....quel salarié du privé peut en dire autant?????? LKors d'une crise économique comme celle que nous traversons, il serait de bonne augure que les fonctionnaires se fassent petits et aient conscience que la situation est bien plus grave et bien moins securisante dans le privé.....Enfin, pour finir, les 35 heures sont effectivement acté, mais qui dans le privé fait strictement 35h/sem en prenant 5 semaines de CP (rappelez moi quel est votre temps de Cp, ah oui j'oubliais votre rémunération qui vous inquiete tant tient compte de ces "temps morts saisonniers" et pourtant vous gagnez tout autant qu'une grande majorité d'ouvriers ou ETAM du privé.....) Vos 5 années d'études sont donc valorisés par ce système si je ne m'abuse, car ramené a un taux horaires effectif votre rémunération est nettement supérieure à bon nombre des travailleurs francais!!!!! Pour information, je suis patron d'une petite structure que j'ai créé il y a 6 ans, les semaines font en moyenne entre 60 et 70 heures de travail, ma rémunération actuelle 2000 € Brut, nous donnons a l'état plus de 35% de nos recettes dont une quote part sert a payer VOS salaires... Alors OUI, quand je lis cet article je suis en colère!!!!!! Et pour finir, je suis educateur sportif et il est vrai que les mentalités des jeunes évoluent et que la quote part de pédopsychologie que vous devez mettre en oeuvre au quotidien dans vos salles de classes doit etre usante. OUI certains enseignants travaillent dans la peur, OUI certains professeurs font encore cela par amour du métier et passion de transmettre un savoir, OUI certaines matières imposent une remise a jour perpetuelle (comme quoi il faudrait meme encore faire des sous-catégories dans la profession pour une situation plus équitable)tout cela j'en ai conscience.....et je suis sur que ces enseignants là, on ne les entend jamais se plaindre....et merci pour les commentaires honnetes que j'ai pu lire, prouvant que comme partout il faut de tout pour faire un monde!
Bonjour,
Il est toujours facile de dénoncer la situation des uns en disant que c'est pire chez les autres. Comparer un enseignant et un ouvrier de chantier n'est pas équitable.
On pourra toujours trouver pire. L'ouvrier de chantier que vous citez aurait-il le droit de se plaindre si l'on comparait sa situation à celle d'un enfant travaillant en Inde ou en Chine dans une usine de recyclage et de dépollution de matériel informatique provenant de nos pays riches ? Tous les métiers méritent le respect, eu égard à l'utilité sociale qu'il revêtent tous.
Vous semblez vous plaindre de votre situation. L'avez-vous choisie ou la subissez-vous ?
Je connais moi-même des chefs de PLME qui, accablés par les charges, ont dû vendre leurs entreprises familiales pour devenir salariés de collègues...
Les temps sont durs pour tout le monde.
Ce qui me dérange, en tant qu'enseignant (je ne suis pas l'auteur de ce texte), c'est la dévalorisation du métier. L'enseignant est devenu le bouc émissaire d'une société qui ne tourne plus rond. La place belle est faite à l'enfant-roi et au parent, qui sait mieux que n'importe quel professeur, ce qui est bon pour ses enfants. Chacun se nomme expert dans tous les domaines : aujourd'hui, tout le monde se croit expert ès pédagogie, ès éducation, ès formation, ès instruction...
Cordialement.
Comme pour tous les métiers, le métier de prof ne peut être compris que lorsqu'on l'a exercé.
Ces préjugés lus dans bon nombre de vos commentaires contribuent à la dévalorisation du statut du corps enseignant!
Bonjour,
mon blog a enregistré 9.200 visiteurs hier, 7.500 avant-hier.
Qui aurait la gentillesse de me donner le lien source expliquant une telle recrudescence de la fréquentation ? Merci.
M. SARRADO, c'est justement là où je voulais en venir....je subis, c'est dur etc mais ne me plains pas sans cesse publiquement, au contraire je me retrousses les manches , travail encore un peu plus pour ne pas finir par retourner simple salarié d'une structure enrichissant son PDG.... Ce qui m'embête, c'est que ce sont toujours les MEMES que l'on entends pleurer. OUI c'est dur pour tout le monde dans tous les metiers et faut savoir regarder a coté de soi pour comprendre qu'il y a pire.....Maintenant, j'ai un peu parcouru votre blog (très nombriliste et revendicatif sur tout sujet!!!!) et je comprends nettement mieux vos propos....Sachez trouver VOTRE place et ne pas mélanger POLITIQUE, MONDE PROFESSIONNEL, et INTERET PERSONNEL...Visiblement vos dents sont suffisamment longues pour rayer un parquet dans certains domaines (et cela se respecte puisque là aussi vous souhaiter etre au service des autres!)...
Plusieurs commentaires font état d'une stigmatisation de votre profession, vous vous sentez montré du doigt....mais il n'y a pas de fumée sans feu et meme si, je vous l'accorde, les médias relayent tout et n'importe quoi, c'est bien a cause d'article comme celui-ci ou tres gentiment sur fonds de recherche et de bonne foi, vous venez purement et simplement REVENDIQUER des droits et avantages que tant d'autres n'ont pas!(normal que cela fasse réagir!)
Et pour finir, quand vous dites que comparer un professeur a un ouvrier n'est pas équitable, cher Monsieur laissez moi vous répondre que pour un politicien notoire (voire notable dans votre secteur), vous baffouez LES DROITS DE L'HOMME...............bonne reflexion, et si vous voulez savoir comment par le plus grands des hasards la frequentation de votre blog augmente, dites merci a FACEBOOK sans qui je ne serais jamais intervenu dans votre débat!!!!!!
Bien cordialement et sans animosité car la diversité et l'unicité de chaque individu est la richesse de l'humanité, le fait que nos points de vues divergent cré l'émulation et ouvre le débat, a l'issue duquel ni vous ni moi n'auront raison ou tords......
Bonjour,
je regrette la tournure que prend le débat. Et je suis bien surpris par votre dernière phrase : "nos points de vues divergent cré l'émulation et ouvre le débat" car j'ai bien l'impression que ce que vous cherchez à faire est à l'inverse de ce que vous énoncez. Je vous rassure, je n'ai aucune animosité.
Quant à savoir si je bafoue les Droits de l'Homme, je serais bien curieux de savoir en quoi. Je vais en parler à mes grands-pères... ouvriers.
Cordialement.
@ YMA :
Puisque vous semblez vous intéresser à mes écrits, je vous propose de lire également cette réflexion que j'ai eue en 2007, sur le métier d'enseignant.
Enseignant également, j'ai pendant de nombreuses années cru à ce discours disant qu'on nous enlevait 2 mois de salaire d'été... Jusqu'à ce que je tombe sur un commentaire d'un internaute à propos d'un article sur les salaires des profs qui disait qu'il était ancien enseignant, passé aux impôts, et qu'à cette occasion il avait comparé les grilles de salaire et découvert avec stupeur qu'il s'agissait d'une légende sans fondement...
Un professeur des écoles et un professeur certifié sont des fonctionnaires de catégorie A (Bac+4 avec recrutement à Bac+3) et ont la même grille de salaire qu'un fonctionnaire de catégorie A... (j'avoue ne pas avoir fait les comparaisons depuis la réforme).
Comparons par exemple:
- un ingénieur TPE: http://www.emploitheque.org/grille-indiciaire-etat-Ingenieurs-des-travaux-publics-de-l-Etat-10
- un professeur des écoles: http://www.emploitheque.org/grille-indiciaire-etat-Professeurs-des-ecoles-25
Quelques différences au niveau des échelons intermédiaires qui s'expliquent par l'existence d'une promotion au grand choix / choix pour les profs qui semble ne pas exister pour les ingénieurs TPE... Mais le salaire d'entrée et le salaire à échelon 11 sont les mêmes...
Ce jour-là, mon univers s'est écroulé...
Cordialement
Vous dites que la comparaison public/privé est stérile mais sur quoi basez vous la majorité de vos comparaisons dans votre article?
heures de chaires, indemnités diverses et variées par ex indemnités de suivi et d orientation des élèves versé toute l année meme pendant les vacances = 100€ par mois !
Connaissez vous d autres secteurs ou il y a 3 cadences d avancement?
45h par semaine pour le travail fourni en dehors des heures de cours .... oui, et quelle est la proportion des enseignants qui font ce nombre d'heures réellement ?
Il est sûr que je ne vais pas dénigrer le travail formidable et pas facile des enseignants, mais pour tout le reste ...
Même si on ne compte pas les 2 mois de vacances en été, restent "juste" 9 semaines de congés... contre 5 dans le privé avec des paies pas forcément plus grosses même sur 12 mois sans que celles-ci ne soient proratisées sur 12... sans compter les frais annexes de garde justement pendant les vacances scolaires...
Bref !
j'ai du mal a croire qu'un prof travail chez lui 1,5 heure par éleve pour 1 heure passé en classe! non vraiment je n'y crois pas! Qu'on m'amène un prof qui le fasse et je me prosternerais devant lui. Bref moi je dis arretez de vous plaindre messieurs et mesdames les profs et faite votre travail comme ces salariés du privé qui ne font jamais grêve et gagne 2 fois moins que vous!
Fils de profs, j'ai souvent vu mes parents travailler tard le soir et le WE pour préparer des cours, des réunions parents-profs, des conseils de classes, corriger des copies... Je ne me suis jamais amusé à compter le nombre d'heures mais je suis bien persuadé qu'ils travaillaient plus de 40h par semaine en moyenne.
Actuellement salarié du privé, je me rend compte que certains ont aussi d'énormes avantages et ne sont pas toujours à 100% dans le travail.
Ce débat est donc stérile. Il y a bien sûr des professeurs qui ne préparent pas leurs cours et ne les mettent pas à jour (les programmes changent assez souvent) mais il y a aussi des salariés du privé bien planqués qui ne doivent pas être très fatigués par le travail.
Quant aux salaires, il est logique qu'il baisse pour tout le monde. Les salariés du privé sont en concurrence avec les salariés de pays où les acquis sociaux sont minimes voire inexistants. En conséquence, il y a plus de chômage, l'état paye plus d'allocations et encaisse moins de recettes fiscales (sur le revenu notament) et donc moins d'argent pour payer les fonctionnaires en général. Si seulement on n'avait pas abandonné notre industrie...(une société de services c'est bien beau mais il faut qu'il y ait encore des gens pour se les payer ces services)
D'autre part, par rapport aux précédents commentaires, il me semble logique que quelqu'un qui ait fait l'effort de faire des études (on y arrive pas en claquant des doigts) soit mieux rénumérés et/ou ait des meilleurs conditions de travail que quelqu'un qui ne l'a pas fait (d'autant plus qu'aujourd'hui, il existe énormément de possibilités de formation et que l'on peut toujours se former et changer de boulot si l'on n'est pas satisfait, il faut juste de la volonté).
Bonjour,
merci pour ce témoignage. Fils de prof également, prof moi-même, je regrette qu'aujourd'hui, contrairement à hier, les profs soient contraints de justifier de leurs agissements pour espérer une reconnaissance sociale qui ne vient pas.
Je me souviens d'un président de la République qui disait en 2007 : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance."
Les temps ont changé. Les valeurs ont changé.
En ce qui concerne le rapport années d'études/salaire, je peux vous dire qu'il y a matière à réfléchir. Je suis moi-même titulaire d'un DEA (bac+5) avec 3 ans de thèse, rémunéré au niveau Bac+3 (grille salariale des enseignants). Ma femme a un doctorat d'Etat dans le domaine médical (bac + 11), je vous assure que son niveau de rémunération est loin de ce qu'on pourrait croire ou (pour les inconditionnels de la comparaison avec le privé) d'un salaire de cadre...
Cordialement.
Bonsoir.
J'ai lu l'article et tout les commentaires. Je fais actuellement des études dans le but de devenir professeur d'SVT. Un travail qui me passionne donc, tant sur le plan scientifique, qui m'apporte énormément sur la comprehension du monde. Cependant, je rentre d'un stage "d'observation" et j'ai donc pu constater en toute subjectivité, le réel travail des enseignant. Ceux qui s'occupent des gosses en difficulté, battus, et qui vont leur faire passer le mercredi aprem' au parc. Certes, il s'agissait peut etre d'une exception. Mais imaginer autrement qu'1h30 de travail pour 1h de cours est tout bonnement une aberration. Comment voulez vous présenter quelque chose de construit, clair, et abordable, sans le travailler. Essayer-vous a un exposé d'une heure, et, ne serais-ce que pour le maitriser a l'oral, éviter les questions piège, notes donc le temps qu'il vous faudra y passer dessus.
Plus que ca, je suis attristé. Dois-je considéré ce métier que j'envisage de faire comme un sacerdoce? Est-ce si terrible que de vouloir transmettre des connaissances dans de bonnes condiditons? Alors quoi?
Les jeunes profs sont démotivé, et ceux qui ne le sont pas encore n'espèrent qu'une chose : "Pourvu que je ne soit pas dans un collège de merde!" Parce que depuis le temps que je vois des amis essayer de sortir de la banlieu parisienne ou leurs voitures sont cramé, ou ils sont insultés... C'est sur, dans des bureaux deCependant, notre chère démocratie doit l'égalité a tous (et c'est tant mieux) Mais quand on voit comment l'état, les politiques actuels, se désineteressent de l'éducation... Parce qu'il est plus facile de se lancer dans le tout répressif... Mais si on pouvait éviter de jeter des jeunes blazés en prisons en leur donnant les clé d'une vie active réussi. Parce que garder un prisonnier, ca doit bien couter 10fois plus cher que faire cours a un ado.
Maintenant, imaginez demain que l'école redevienne payante... Qu'un manque de profs (qui commence a se faire sentir, dans une promos, il y a 36 places, nous sommes 16...) les premiers pénalisés seront vos enfants. Alors plutot que de stigmatisé "ce sont toujours les même qui râlent" demandez vous "pourquoi râlent-ils avec autant d'insistance?" vous pouvez ne pas etre d'accord, mais j'ai aussi pu constater pendant 2 ans ce qu'il en est du secteur privé!
Je bossais en contrat etudiant dans une grande surface. Les salariés catégorie B faisaient un travail pénible, répétitif. Peu d'entre eux avaient des diplomes. Cependant, les plus exangues, c'étaient... les étudiants. Pas de choix dans les horaires, des services les jours feriés "sur la base du volontaria" (obligatoires donc) quand a coté de ça, les 35h font leurs horaires, arrivent en retard mais c'est pas grave, et se plaignent.
Pour preuve que cela marche bien, l'entreprise en question recrutait pratiquement la moitier de ses CDI en CDI étudiant (pas de frais précarités, une main d'oeuvre facile a former qui n'ouvre pas sa gueule)
Non, je ne fais pas du ouin-ouin sur les jobs étudiants, cependant, pour poursuivres des études avec environs 30h de cours par semaines (plus le travail personnel) oui, j'ai du arreter de me faire exploiter.
Qu'on ne disent pas que les profs n'ont jamais travailler. Certains sont même reconvertis. Certes, les horaires sont alléchant, les vacances, le temps libre. Mais quand on se retrouve face a 30 ados, faut assurer un minimum, ceux qui n'ont pas de consciences ne font pas long feu. On parle de congés maladie, je dirais qu'il y a des abus, qui, comme partout, mettent a mal telle ou telle profession.
On parle de grêves, peut-etre les professeurs ressentent-ils, par le biais de leurs élèves, quelles dégradations subit l'éducation et le niveau de vie, et s'en insurgent?...
Ce qui par dessus tout est choquant, c'est effectivement que la qualité de "professeurs" n'est plus valorisante. Un prof, c'est un mec qui branle et qui fait grêve. Alors que c'est avant tout une personne qui étudie, travaille tout les jours, se documente pour transmettre un savoir et donc essayer de faire en sorte que la situation future de vos enfants soit un cran au dessus de la votre. Depuis quand l'ascenseur social ne fonctionne-il plus?
Allé, il y aurait tellement a dire encore, mais je préfère conserver mes illusions, et tacher de donner a nos enfant une bonne image de l'école. Celle du gentil prof qui a tout son temps pour aimer sa classe et chérir ses bambins avec la tete dans les nuages!...
Beaucoup de choses qui font réagir sur cette page !
allez, je commence en vrac : je vais faire grève pour la première fois la semaine prochaine. Pourquoi la première fois ? parce que je n'ai pas les moyens de perdre un jour de salaire pour manifester, même pour des idées que je défends. Comme tout salarié du privé, j'ai des charges qui augmentent sans cesse, des réparations sur ma voiture à effectuer d'urgence etc. Contrairement à certains secteurs du privé où l'on pointe ses horaires, le prof qui fait grève perd sa journée entière de travail, même s'il ne souhaite faire grève que pendant 2h, même s'il n'a qu'une seule heure de cours dans la journée.
j'ai vu les barêmes de salaires que Ma (je crois) a posté, qui expliqueraient, d'après elle, que les enseignants sont payés pendant les 12 mois de l'année. Elle semble avoir oublié de faire le calcul. En effet, à l'échelon 3 (le mien), le salaire d'un prof certifié (idem qu'un professeur des écoles) est de 1898.42 euros par mois x10 mois payés / 12 mois annuels = 1582 euros. soit exactement ce que je gagne quand je ne fais pas mes heures suplémentaires. Refaites vos calculs et vous comprendrez que nous sommes bien payés sur 10 mois et non 12. Il faut ajouter ce qui n'apparaît jamais sur les bulletins de paye : les conseils de classe, les réunions parents-profs. Il n'y en a pas beaucoup dans l'année certes, mais 4 conseils de classe de 2h chacun + une réuion parents-profs de 4h = 12h non payées, soit 1h supplémentaire pendant 3 mois. (et ce n'est que le premier trimestre). Les heures supplémentaires effectuées, notamment en tant que professeur principal, disparaissent sur les payes d'été. Le salaire, durant ces deux mois, revient à la base de l'échelon.
Je suis professeur de français au lycée, j'actualise 2/3 de mes cours chaque année, pour plusieurs raisons : parce que je peux avoir des doublants, parce que je n'aime pas faire les mêmes cours systématiquement, ça m'ennuie, ce qui rend les cours désagréables aux élèves, parce que je modifie mes méthodes, cherche à m'améliorer, m'adapter au niveau de mes élèves en permanence. Ce qui me rassure, c'est que mes collègues me disent que ce sera toujours le cas dans 20 ans, si je reste consciencieuse. Je passe mes week end à corriger des copies (environ 20 à 30 minutes par copies x35 élèves x4 classes) et à préparer des cours et des contrôles. Non je n'ai pas la science infuse, donc je me forme en permanence, en consultant des ouvrages universitaires afin d'enrichir mes connaissances et mes cours. Et je le fais seule car personne ne peut apprendre à ma place, répondre aux questions de mes élèves à ma place ; je ne peux donc absolument pas déléguer ce travail.
j'aime mon travail, je ne me plains pas de mon salaire (bien que 1600 euros pour bac+5, ça fait un peu mal), je savais à quoi m'attendre en passant les concours, je ne regrette absolument pas mon choix. Je n'ai donc pas fait grève en partie pour toutes ces raisons.
je ne vois pas cet article comme une revendication ou un moyen de se plaindre, mais simplement un moyen d'expliquer aux gens que ce métier qu'ils dénigrent tant a des avantages comme tout métier (dans le privé, on peut obtenir des primes bi-annuelles, non ?), il a des inconvénients comme tout métier.... alors pourquoi le critiquer plus qu'un autre ?
quand je me bats pour mon métier, je le fais pour mes élèves, avant de le faire pour moi. Si j'avais voulu un métier confortable, j'aurais fait autre chose.
Bonjour,
Je plussoie cet article, et en tant que professeur des écoles, j'ai un petit plus à rajouter pour les personnes travaillant dans le privé qui ne comprennent pas la situation. Je débute ma carrière, comme mes collègues, et un bon nombre d'entre nous avons déjà un vécu dans le secteur privé (plus de 20 ans pour certains...), et nous avons discuté des fameuses conditions de travail. Bien sûr, je ne vais pas dire que notre travail est plus difficile que dans le privé! Certes non. Mais il est bien différent, et il faut en avoir conscience. La pression que l'on a sur les épaules est bien plus importante que ce que l'on peut penser (expliquant le fameux taux important de dépressions!). Et pour vous faire comprendre, je compte mes heures de travail effectives par semaine. Cela oscille entre 45 et 72 heures par semaine!!! Autant vous dire qu'il est des moments où l'on dort bien peu (avec des parents qui, en déposant leurs enfants, vous disent "vous avez l'air fatiguée aujourd'hui!" Ah bon? je ne m'en serais pas doutée...) Bref, moi, comme mes collègues, qui avons travaillé dans le secteur privé, dans des métiers variés: bâtiment, usine, services etc... nous sommes tous d'accord sur un point: nous étions bien moins stressés et à cran à l'époque! Et nous avions une vie privée, chose sur laquelle nous avons tracé un trait depuis notre engagement...
Donc oui, c'est un très beau métier que l'on fait avec passion et conviction, mais les fameuses vacances (où on travaille, oui oui, même quand on n'est pas payés!), eh bien elles n'ont plus grand chose d'attractif!
Mias tu es un champion YMA....on te dis pas des fois qu'au lieu de dire des conneries il vaut mieux fermer sa gueule???!!!! J'espère que tes amis sont cools et qu'ils te le disent souvent!!! Enfin là dumoins c'est ce que tu aurais du faire!
Au fait pour ta gouverne monsieur qui trime plus que tout le monde, on dit pas rénumérer mais rémunérer...va falloir plus trimer pr améliorer ton français!!!! Ah peut être que tu as eu un prof de français qui branlait...ou bien qui faisait des grèves rénumérer...heu rémunérer....!
A bon entendeur.....
Bonjour,
Restons courtois pour prolonger le débat.
Cordialement.
Je suis enseignante et je pense que notre métier contient des qualités certaines et des défauts comme les autres. Je ne me plains pas! Mais, au lieu de vous battre pour savoir qui est le plus mal loti, le plus à plaindre, on devrait, je pense, s'intéresser à l'avenir de nos enfants. On se moque d'eux en dévaluant d'année en année le brevet et le bac, en baissant les heures d'enseignement des élèves pour pouvoir économiser de l'argent. Pensez vous réellement que l'on peut économiser de l'argent sur leurs dos ?
Bonjour,
je suis bien d'accord avec vous.
C'est d'ailleurs, pour nous en lycée professionnel, la question de savoir pour quelle raison le BEP a été supprimé... Une formation en 4 ans (BEP 2 ans + BAC PRO 2 ans) remplacée par une formation BAC PRO en 3 ans : est-ce budgétaire ou pédagogique ?
Cordialement.
Bonjour,
Je ne suis pas l'auteur de l'article ("votre article") et ce n'est pas mon point de vue ("votre point de vue dans ce sens"). C'est un article qui a été écrit par un collègue en 2007 (voir le titre) et que j'ai souhaité partager en 2008. Je ne manquerai pas de lui transmettre vos remarques.
Voilà qui pourra expliquer ce qui vous apparaît comme une contradiction.
Merci pour la remarque concernant la différence de typographie entre les commentaires des visiteurs et la réponse. Je corrige.
Cordialement.
Oui c'est évident les profs sont des gérémiards avec une indéscence assez choquante. Et ce sont ces gens là que l'on paye pour éduquer les enfants ?
De quel droit se permettent ils de se baser sur des faits pour se plaindre ? Depuis quand a t'on le droit de se plaindre alors que c'est pire ailleurs ? N'oublions pas qu'ils n'ont pas le monopole de l'éducation : même si les enfants passent 8 heures/jour à l'école ils en passent 8 autres devant la TV et elle, elle ne se plaint jamais, elle !
Non vraiment je ne respecte pas les profs mais ça ne m'empêche pas d'être au clair avec moi même quand je leur remet mon gosse 30h/semaine !
Faut m'excuser pour mes fautes d'orthographe : j'entame ma 70ème heure de travail de la semaine mais on m'a dit qu'il y a pire en chine alors je me fais un honneur de ne pas me plaindre moi !
Diviser pour mieux régner. Nos dirigeants ont bien réussi là-dessus.
Les conditions et les temps de travail ainsi que les avantages sociaux sont tellement différents et inégales entre les différentes corporations et les différentes entreprises que les Français passe leur temps à s'opposer. Il serait temps d'harmoniser un peu tout ça à tous les niveaux (âge de la retraite, jours de carence, jours de congés - on dépasse 50 jours dans certains grosses entreprises du secteur privé -, CE seulement pour les boîtes de plus de 50 entreprises, compte épargne entreprise, tickets restaurant ...).
Il en devient même difficile de comparer deux rémunérations (package comme on dit) dans deux entreprises tellement c'est compliqué. On ne sait pas combien on touchera réellement au final après l'impôt.
Par rapport au commentaire de Luc, je suis aussi au forfait jour (depuis 3 ans). Pour mon cas, j'ai de la chance, je fais le plus souvent moins d'heures que je serais censé en faire par rapport à l'accord des 35h en vigueur dans mon entreprise mais j'ai eu plusieurs fois écho de personnes ayant travaillé jusqu'à 2h du matin (avant une livraison au client). Je ne peux m'empêcher de rappeler que ce forfait heure a été introduit en même temps que les 35h et l'ANNUALISATION des heures supplémentaires et seraît même illégal selon l'UE (je ne sais plus trop quelle institution exactement). C'est un encore un dispositif qui aggrave les inégalités entre les salariés.
Je crois qu'aujourd'hui tous les corps de métier sont dévalorisés. Les enseignants aussi. Plus que votre salaire ou vos conditions de travail, je trouve inadmissible qu'il y ait des professeurs débutants dans les ZEP ou secteurs difficiles. Je ne trouve pas logique qu'on soit professeur à 23 ans (si on compte un bac+5 sans échec) d'une classe de 27-30 élèves. Les jeunes professeurs n'ont pas la maturité suffisante et le recul nécessaire pour faire face à des parents et des enfants en difficulté. Je crois que cela rend aigri.
Concernant votre salaire, de mon point de vue vous n'êtes pas à plaindre, votre métier vous l'avez choisi et vous avez l'avantage de connaitre vos grilles de salaires avant de commencer à travailler. Pour toutes vos revendications vous utilisez votre droit de grève. Ce qui ne me choque pas, c'est votre droit. Mais tout de même, déjà 2 grèves depuis septembre, une troisième le 15 décembre (il me semble)... ça fait beaucoup. Surtout qu'à moi petite salariée du secteur privé, ça m'a coûté plus de 100€ pour faire garder mes enfants. Les enseignants ne nous expliquent même pas pourquoi ils font grève. J'ai le droit à un mot dans le carnet : le XX septembre 2012, mouvement de grève, la classe ne sera pas assurée.
Comment voulez-vous qu'on vous comprenne?
ps : j'ai lu l'article par un relai sur Facebook, je pense que c'est pour cela que vos visites augmentent.
Bonjour,
Votre dernière remarque, qu'en tant que parent je comprends tout à fait, sur le déficit de communication lors des journées de grève est très intéressante. Elle mériterait d'être remontée aux syndicats qui misent sur la médiatisation des événements.
Cordialement.
Bonjour,
Plus que de longs discours je propose une chose à ceux qui critiquent le corps enseignant:
venez vivre avec moi pendant une semaine: vous verrez mes cours, l'environnement scolaire, les préparations et corrections, les conseils de classe, les reunions de synthèse, les rdv "parents" et tout ce qui anime la vie d'un professeur.
Ma porte de classe est toujours ouverte.
Cela permettrait enfin à certain de savoir de quoi il parle.
(prof des écoles spécialisé: SEGPA + CES. Je ne prends pas la peine d'expliciter ces termes car bien sûr, tous ceux qui se permettent de "cracher" sur ce site maîtrisent à fond le sujet, et savent donc de quoi je parle...)
Cordialement
Bonjour,
Je viens de participer, cette semaine, en tant que membre de droit, à un conseil de discipline au motif suivant : "introduction d'un couteau de cuisine dans l'établissement".
Il y a 2 ou 3 ans, j'ai vu un pistolet à grenaille...
Cordialement.
Article très clair qui montre bien la situation des professeurs.
J'ai juste envie d'ajouter un point et me faire un peu provocateur: on ne devient pas profs par hasard comme un jeune que le système scolaire abandonne sur les bancs d'un CAP mécanique (je parle du système pas des profs qui font se qu'ils peuvent pour aider l'enfant), c'est un choix....en connaissance de cause non ?
Bonjour,
je suis d'accord : on fait le choix de devenir enseignant.
En revanche, on ne choisit pas les suppressions de postes, les suppressions de moyens techniques, la réduction dela dotation horaire (DHG), on ne choisit pas l'alourdissement des effectifs par classe, on ne choisit (souvent) pas son affectation et tant d'autres choses.
Cordialement.
Le problème dans notre société aujourd'hui est que chacun voit ce qu'il n'a pas au lieu de voir ce qu'il a. Comparez votre travail à celui d'un ouvrier du bâtiment par exemple qui se lève à 6heures le matin, rentre à 18h le soir, cassé par le labeur et exténué, qui perçoit un salaire de peut-être 1.05 fois le smic après 15 ans de carrière. Il doit faire face aux clients mécontents et méprisants. Il ne peut pas partir en vacances, les 5 semaines de vacances qu'il a sont faites pour récupérer quelque peu physiquement, et cette personne sera jugée et regardé de travers dans les magasins et autres parce que son pouvoir d'achat est inférieur à celui des autres. Je pense qu'à l'histoire que vous écrivez, Monsieur le Professeur, vous devriez ajouter le parapgraphe "mécontentement"...car depuis des décennies, les professeurs ont toujours fait connaître leur mécontentement chronique. Votre situation pourrait certes évoluer, comme celle de la plupart des travailleurs français, mais vous êtes bien loin d'être les plus à plaindre....
Bonjour a tous,
je ne peux pas m'empecher de reagir a cet article, je travaille dans la restauration, je suis responsable de salle, cet été je faisais des semaine a 50h, et oui !!!!!!! et le reste du temps je fais 39-40h, je termine regulierement a minuit voir plus, et sur une année je dois gagné autant que vous ... voici mes conditions de travail. Seulement voila, je ne me plains pas, c'est mon choix .... en me lancant dans ce domaine je connaissais tout ca.
Ca me revolte de voir que ce sont toujours les memes qui se plaignent, on est payé que 20000 euros par ans, on fait 18h de cours + 27h a la maison= 45 h !!!!!! Vous travaillez, on va dire, 36-37 semaines, alors de qui se moque t'on?
Faut arrêter de dire que vous avez des conditions de travail difficiles, regardez ce qui se passe autour de vous. Bossez-vous en exterieur ? NON, bossez-vous les jours de fête ? NON.
J'ai appris au collège, par mon professeur d'histoire-geo que ce sont les enseignants qui ont l'esperance de vie la plus longue en france.
Alors, s'il vous plait arrêtez de vous faire passer pour des victimes, si vous n'acceptez pas vos vie telle quelle le sont, alors changez de métier !!!!!!!!!
Bonjour,
il n'est pas question de changer de métier : ce n'est pas ce à quoi nous aspirons et ce dont il est question ici. Nous faisons notre métier par vocation et avec abnégation. Nous aimons ce que nous faisons et nous croyons encore aux vertus de notre profession dans la construction des individus.
Ce que nous demandons avant tout, c'est une (re)valorisation de la profession, un retour au respect du professeur et à sa place dans la construction de la société.
Cordialement.
C'est effectivement à diffuser largement! Un (petit) commentaire néamoins: en 1950 les petites vacances (toussaint, février) n'existaient pas (mais les vacances d'été se terminaient le 30 septembre, jusqu'en 1963).
Je vous remercie pour votre article, qui, bien entendu, provoque des réactions diverses et opposées. Je pense que tout le monde devrait tomber d'accord sur un point : tout travail mérite salaire, certes, mais aussi reconnaissance. Le travail d'un enseignant, aujourd'hui en France, n'est plus reconnu, et sa tâche, noble au départ, est méprisée ; malheureusement de nombreux posts sur votre site témoigne de ce manque de respect du rôle de l'enseignant. Les conditions de travail sont plus difficiles, et en effet, certains diront que c'est la même chose pour tout le monde. Mais quand les conditions se dégradent, et qu'humainement parlant l'enseignant ne ressent plus son utililité sociale, que lui reste t-il ?
Je demande à tous ceux qui ont réagi avec trop d'energie négative à l'article de méditer cela.
Pour ma part, je suis enseignante, et j'ai la chance d'avoir de bonnes conditions de travail ; mais je n'enseigne plus en France. J'ai choisi d'exercer mon métier dans de meilleures conditions, afin de donner le meileur de moi-même, et ainsi continuer à aimer mon métier. Je suis réellement inquiète de la dégradation que connaît le systme éducatif en France, tant pour mes collègues enseignants, que pour les élèves, futurs citoyens, qui seront de moins en moins bien informés de l'avenir qui les attend.
Puis-je émettre une question au risque de paraitre hors sujet..... ?
Comment vous, enseignants qui vous considérez comme si qualifiés, pouvez vous préparer de jeunes personnes à un monde que vous ignorez fortement pour la grande majorité étant donné que vous n'êtes jamais sorti du systeme éducatif ? (élève puis prof )
Je pense pour ma part que les enseignents peuvent être incompétents ou trés incompétents dans au moin 30% des cas car votre formation et votre évaluation est basée plus sur votre expertise dans une discipline, que, sur vos réelles compétences pédagogiques ! L'enseignent ne devrait pas avant tout être récruté pour ses capacités à instruire plutot que pour son expertise dans une quelconque discipline !? (hors professeur des écoles). Preuve est faite tous les ans par cette quantité de jeune professeurs, non aptent, et qui obliger de se faire la main sur des classes sacrifiées, participent bien involontairement à la chute de l'image de l'enseignant, dans la concience collective adulte et surtout enfant.
Car à voulloir faire une figure forte, réprésentative, presque sacrée d'une personne qui dans peut être 30% des cas au mieux ne l'ai pas, vous risquez simplement de perdre la crédibilité si importante aux yeux des élèves. La supercherie finie toujours par tomber, car ces jeunes ne l'oubliez pas, ne sont pas dans leur globalité plus bêtes que vous !
Je n'ai pas de solution mais pour moi la place de l'enseignent est voué, de part la societé actuelle, à se dégrader et ce de part leur formation et séléction qui, si elle a pu l'être, n'est plus en adéquation avec les personnes qui y sont confrontées.
Bonjour,
je vais être au regret de vous informer qu'en ce qui me concerne, je ne suis pas sorti de l'école pour ensuite faire le métier de prof. J'ai eu mon DEA en 1995 et je n'ai passé le concours qu'en 2000.
En outre, j'enseigne en lycée professionnel : nous sommes en lien constant avec les entreprises car nos élèves doivent faire des stages pour valider leurs diplômes. Cela nous oblige à être en contact avec les tuteurs, à connaître entre autres les exigences du métier et les réferentiels des filières professionnelles.
Nous avons également une mission d'orientation, ce qui, surtout en LP, nous oblige à connaître non seulement les filières mais également les débouchés.
Je me permets également de vous trouver un peu injuste avec nos jeunes collègues, que vous qualifiez d'ailleurs de "sacrifiés" et qui sont envoyés au casse-pipe dans les zones les plus difficiles. Ce n'est pas leur faute car c'est bien l'institution qui les affecte.
En revanche, vous avez raison lorsque vous remettez en cause la formation des enseignants, surtout depuis une toute récente réforme qui supprime les IUFM et l'année de stage.
Cordialement.
les profs sont des pleurnichards ... et de mauvaise foi.
1h30 de préparation pour 1h enseignée quand on a le même type de classe ... c'est un mensonge ... Les profs que je connais ne font pas ça ... et puis prof dans un lycée pro, c'est sympa surtout pendant la période des stages ou l'on ne bosse que 6 heures par semaine.(ça c'est pour la polémique)
Malheureusement vous êtes à l'image de la siociété ... toujours à se plaindre et très nombrilistes ... Regardez autour de vous !!!! C'est sûr que les profs pourraient être plus payés, avoir un peu plus de reconnaissance ... mais combien d'entres nous ont des bac +3,+4,+5, et qui commençant leurs carrières au SMIC arrivent au bout de 10 ans avec un salaire qui n'est même pas supérieur à vos 1667€ net.
vous n'êtes peut être pas des privilégiés mais svp arrêtez les jérémiades ...
Je n'envie pas votre job ... mais votre statut me paraît très avantageux (vacances, salaires, retraites)
Bonjour,
j'aime votre commentaire car il résume parfaitement la situation : personne n'envie notre job... mais tout le monde envie le statut.
Cordialement.
Très cher lecteurs, je suis tout bonnement scandalisé de lire des choses pareilles... J'ai actuellement 22 ans et je suis des études pour être dentiste. Ma mère est aide soignante spécialisée dans les soins aux désorientés (Alzheimer etc...), il faut quand même ce rendre compte du monde qui vous entoure, elle travaille bien plus que 45 h par semaine et ça dans son établissement, sans compté les sorties et les paperasses qui lui reste à faire une fois à la maison, elle aussi est exposé à un métier mentalement épuisant et elle aussi est fonctionnaire, mais elle ne cumule pas vos vacances, et ne culmine pas à vos salaires...
La société change et quand on choisi une branche, on est pleinement conscient, je crois, de ce quelle nous apporte. J'ai longtemps eu à faire aux divers enseignants, mais là aussi rappelons quand 1950 ils n'étaient pas comme maintenant, je puis vous assurer que sur toute ma scolarité collège/lycée seulement deux professeurs mérite d'avoir le titre d'enseignant... Combien d'entre vous choisisse cette voie par dépit et ruinent des vies ou des vocations. Sachez que durant toute ma scolarité, le corps enseignant m'a mis des bâtons dans les roues en m'accablant de ma faignantise et de mon absence de capacité et que je n'arriverais jamais à être dentiste; le constat est là : j'ai réussi un concours que peut de monde décroche contre un avis général du corps enseignant... Mon frère à été étiqueté d'incapable et de débile, en troisième il est parti faire les compagnons et aujourd'hui il est un charpentier reconnu qui ne compte pas ses heures.
Le vrai problème est là, les vrais problèmes se pose quand on a trop de temps pour se les poser, quand on n'est absolument pas passionné par ce que l'on fait et que l'on essaye de rejeter la faute sur un état qui à pour seul tort de ne pas bien vous sélectionner; aimer une matière ne veux pas dire savoir l'enseigner!
Sachez ceci, vous avez un statut avantageux, vous le savez très bien au vu de la société actuelle, vos avantages honteux (je le rapelle la paye durant les jours de grèves était longtemps d'actualité jusqu’à quelques années), sont en passe de disparaitre pour vous harmoniser avec les reste de la population que vous juger mal de par votre soit disant "savoir", votre statut qui existait dans les années 50 n'est plus d'actualité, bref, vôtre trône est en passe de tomber... Ouvrez les yeux sur le monde qui vous entoure, la plupart des personnes en plus de leur temps de travail sont obligés de travailler à la maison, et nous ne sommes pas à décompter nos heures!
La vie est une question de choix, vous avez fait les vôtres et aux lieux de sans arrêt se lever contre le monde qui apparemment est contre vous, penser à vraiment vous remettre en question, à savoir intéresser vos élèves avec des cours intelligents, arrêter de stigmatiser en mettant des étiquettes fausses sur leurs dos, bref faite votre boulot au lieu, comme un enfant de 10 ans, de compter les bons points et les mauvais, car sur l'ensemble, vous êtes relativement chanceux, et au lieu de regarder ce qu'il y a au dessus de vous, pensez à regardez ce qui sont en dessous, car ils sont beaucoup plus nombreux et vos plaintes relèvent de l’indécence pure pour toutes ses personnes...
Vous avez un pouvoir fantastique entre vos mains, celui d'instruire, alors ne le gaspiller pas car l'avenir dépend beaucoup de vous, et tous les futurs penseurs de notre société serons d'abords passé entre vos mains, alors si vous voulez une meilleure société et une meilleure considération, ça commence dans vos classes et non pas sur des forums « Disneys ».
Cordialement.
Il y a un groupe Facebook consacré à un certain Simon Belmas, étudiant dans les métiers de la santé (PCEM). On le voit allumer au briquet un feutre en guise de cigarette, dans une salle de classe.
Si c'est vous, je vous comprends : votre prof doit réellement être ennuyeux.
Cordialement.
Bonjour à tous... Ce débat publique/privé est bien trop vaste pour que je puisse faire autre chose que botter en touche. De toute façon le droit du travail qui s'applique aux fonctionnaires et aux salariés est différents (d'où un certain nombre de mésententes...).
Mais j'ai quand même une question (pour cesser les hostilités ??!!). Pourquoi ne pas appliquer les règles des enseignants privés au publique ? Je m'explique, dans certaines écoles, et la plupart des centres de formations, les formateurs ne sont pas profs (et donc pas fonctionnaires), mais ils ont le même rôle. Ils sont soumis aux règles des 35heures (ou 39 plus RTT).
Ca veut pas dire 35h de cours (hey patate !), mais juste 35h de présence obligatoire DANS l'établissement (dont 18h de cours par exemple) le temps de présence étant utilisé pour préparer les cours. 35heures voire plus (qui seront récupérées pour justifier les vacances scolaires...)
Après tout, ça ne reste qu'une question, j'attend vos avis sur la question...mais pourquoi pas ?!
Bonjour,
cela se pratique dans d'autres pays, comme en Allemagne. Mais les moyens leur sont donnés de travailler sur place, ce qui n'est pas forcément le cas chez nous.
Je tiens tout de même à vous rappeler qu'un certain nombre de profs ne font pas, dans l'établissement, conformément à la circulaire de 2007 relative aux fonctions et aux missions du prof, "que" leurs heures de cours.
En ce qui me concerne, je suis également prof principal, personne ressource TICE, élu du personnel, membre de la commission éducative/conseil de discipline, pilote de la commission informatique... J'ai eu l'occasion d'être chargé de mission TICE auprès du rectorat. Et j'ai en charge des BTS, les sujets de bac et les examens.
Alors 35 heures de présence...
Cordialement.
35h dans l'établissement, j'ai rien contre, ça me ferait d'ailleurs plaisir, mais j'ai pas de salle attribuée donc pas de bureau pour moi, j'ai pas de manuels à disposition et les ordi ne fonctionnent jamais -_- mais là, je vous l'accorde, mon bahut est une exception !
Oui, d'ailleurs, c'est bien connu : on a des emplois du temps si compacts qu'on fait nos 22 à 24 heures en 2 jours 1/5 (y'en a encore qui ont 18 h, malgré toutes les suppressions de postes et le nombre d'heures à effectuer ?).
Et quand on a un trou entre 2 heures, on glande pour passer le temps
Bonjour,
je suis très partagée quant à vos propos.
Je suis enseignante depuis 7 ans, mais pas dans l'éducation nationale. J'ai aussi pas mal enseigné à l'étranger. Je cumule des CDD aléatoires. Je suis payée 20 euros de l'heure, nets, et pas payée du tout pendant les vacances. Pour 15 heures par semaines, un CDD de 8 mois hors vacances d'été (mais avec les autres vacances), je gagne donc environ 800 euros, et je gagnerais encore bien moins si je n'étaits pas au chômage chaque été, dans l'incertitude perpétuelle d'un nouveau poste en octobre. Je prépare mes cours, comme vous. Avec un Bac+5, comme vous. Pourquoi gagnez-vous donc à peu près le double ?
Je suis d'accord avec le fait que les semaines sont très chargées. Mais avouez que beaucoup ne passent pas leurs vacances d'été à se lever à 6h du mat pour préparer les cours de l'année.
Quelqu'un disait ici que si on souhaitait accéder à ce métier "de rêve", on n'avait qu'à y accéder. Je retourne la question : "Si vous vous plaignez tant, démissionnez!" On ne vous force tout de même pas à rester dans votre travail, non ?
Ou alors, demandez à l'Etat à ne plus avoir de vacances scolaires (et à être payer plus ?). Vous venez travailler toute l'année, 35 heures par semaine dans votre établissement et vous n'avez que 5 semaines de vrais congés par an. Quand vous n'êtes pas en cours, vous êtes tenus d'assurer la préparation des cours, les corrections, votre formation continue... Et je crois que ce serait, de loin, la meilleure solution pour revaloriser ce métier, qui, oui, est formidable ! Quand on y travaille...
D'ailleurs, j'ai travaillé dans de nombreux centres de formation où les heures de préparation de cours se faisaient sur le lieu de travail, à des heures déterminées et fixes dans l'emploi du temps. Je n'étais pas bien contente au départ, mais c'est vraiment efficace !
Bonjour,
si cela peut vous rassurer, j'ai des collègues, dans mon établissement même, qui sont en situation précaire : vacataires qu'on rappelle lorsque le besoin s'en fait sentir, vacataires qu'on n'hésite pas à envoyer sur plusieurs établissements, distants de plusieurs dizaines de kilomètres, vacataires auxquels on accorde CDD sur CDD sans salaire pendant les vacances et sans assurance de réemploi.
Mais justement, notre tâche, à nous titulaire, c'est bien de râler contre cette situation et de demander qu'ils obtiennent des CDI, surtout dans des disciplines où l'on manque cruellement de personnel. Qui peut les défendre, si les titulaires ne le font pas ?
Les vacataires n'ont pas les moyens de faire grève. Dans mon établissement, nous accordons des heures supp en priorité à nos vacataires, non pas pour les surexploiter, mais pour leur permettre de recevoir des salaires décents. Et ils nous en remercient.
Nous demandons chaque année à ce qu'ils soient recondits sur les postes qu'ils occupaient, afin de stabiliser les équipes. Et parce qu'ils s'engagent (peut-être même plus) pour la réussite de tous les élèves comme les titulaires s'y engagent.
Pour la question d ela démission, je vous renvoie à une réponse que j'ai déjà faite à ce propos.
Bon courage à vous.
Cordialement.
Ce qui est finalement dommage dans tout ca, c'est de devoir écrire cet article pour tenter de retrouver une reconnaissance sociale totalement disparu. Quoi de plus normal au final étant donné que notre cher président divise pour mieux régner depuis bientôt 5 ans, il me semble y être largement parvenu, je crains donc le pire pour les 5 années à venir.
Ce qui est également sur, c'est qu'il y a dans le corps enseignant quelques "cas" qui effectivement ne travaillent pas pour préparer leurs cours, n'ont aucune fibre pédagogique, j'en connais même une tellement complexée qu'il lui arrive de devenir insultante envers les élèves. Mais, à mon avis on retrouve ce genre de cas dans tous les métiers et en faire une généralité me semble réellement déplacé. Je ne me le permettrais pas pour un autre métier. Comme je tente de l'expliquer souvent à mes collégiens, généraliser sur les gens est un premier pas vers l'exclusion et le rascisme.
A contrario, la plupart des enseignants que je fréquente sont des personnes qui, avant d'aimer leur métiers, aiment l'éducation et l'instruction des enfants, adolescents et étudiants. Ils cherchent par tous les moyens possible à faire progresser tous leurs élèves et à sortir au mieux de l'échec les plus faibles. Or le gros soucis qui se pose, c'est que l'enseignant n'est effectivement plus toujours reconnu comme un spécialiste de l'éducation aux yeux de certains parents, salarié et autres acteurs de la vie active en société. C'est un peu comme ci je disais à un maçon que je peux mieux que lui construire des maisons, à un médecin que je suis plus à même que lui pour guérir les gens, ou à un patron d'entreprise que je saurais mieux que lui gérer un groupe de salariés, monter des projets, tenir des réunions importantes et autres.
Finalement, comment sommes nous arrivés à tant de méfiance, de jalousie les uns envers les autres. Tout métiers se doit d'être respécté. Les avantages des uns n'étant pas les même pour d'autres, ils sont en liens avec leur propres métiers. J'ai fait durant mes études toutes sorte de boulots (restauration, barman, vendeur, nageur/sauveteur), je peux quand même vous dire que les vacances pour les enseignants sont vraiment indispensable. Je n'ai jamais retrouvé ailleurs la même fatigue nerveuse (conjés :55 jours en tout, dimanche compris, soit 7 semaines de congés payées, les 6 semaines d'été étant réellement non payées.)
Alors, nous sommes raleurs...j'éspère bien l'être et dans le respect de tous. Toutes les avancées sociales se sont obtenue dans la rue. Chaque manifestation à laquelle j'ai pris part, chaque journée de grève à laquelle j'ai participé n'avait qu'un seul but. Améliorer le système éducatif afin de permettre la réussite du plus grand nombre d'élèves possible. Or cette réussite passe également, à un moment donné ou un autre par un sentiment de reconnaissance pour les enseignants, sinon comment peuvent-ils rester motivés dans leur métier. Je ferais donc la grève de jeudi prochain car il me semble normal de raler quand on vous dit que prochainement ce ne sera plus un professionnel de l'inspection de votre discipline qui vous évaluera et déterminera les avancées de votre carrière mais votre principal de passage pour 4 ans dans votre établissement et qui selon son caractère peut faire de votre collège un paradis ou un enfer. Plus aucune inspection ne sera objective en fonction du personnage c'est donc un combat qui me semble légitime.
Sur ce...j'aimerais tant aller me coucher, et me réveiller demain dans un monde où chacun se respectera avant de jalouser la condition de l'autre...faut pas rêver.
Bonsoir,
Beau texte. Je veux juste compléter une phrase :
"Le gros soucis qui se pose, c'est que l'enseignant n'est effectivement plus toujours reconnu comme un spécialiste de l'éducation aux yeux de certains parents, salarié et autres acteurs de la vie active en société."
Le gros souci, c'est en fait que chacun se pose en spécialiste pour tout. L'enseignant n'est plus considéré comme un spécialiste de l'éducation car n'importe quel quidam se croit spécialiste de la question. Il suffit de regarder les émissions de TV d'aujourd'hui pour constater que les experts ne sont plus ceux qui maîtrisent les domaines traités, mais ceux qui ont un avis, quel qu'il soit.
A quand l'évaluation du prof par les parents ?
Cordialement.
A mon tour de poster mon petit article de professeur des écoles.
Une journée de classe commune :
8h05, j'arrive à l'école pour préparer le matériel nécessaire à la journée de classe (photocopies, matériel de manipulation pour la leçon de maths ou d'expériencepour celle de sciences, pour celle d'arts ou les étiquettes-mots pour celle de grammaire...). Je branche mon ordinateur perso au TBI que l'école a pu acheter grâce aux kermesses qu'on organise un samedi, un dimanche ou au repas organisé un vendredi soir...
Pendant ce temps, défilent les parents qui déposent leurs enfants à l'école. 8h30, sonnerie, je descends vite chercher mes élèves, mes photocopies à peine posées. Dans la cour encore de nombreux parents attendent que leur enfant rentre en classe (tiens, ils ne sont pas encore au boulot ?)
11h45 : fin des cours, je file à la cantine surveiller le repas des élèves...
12h30 : je vais manger.
12h45: repas interrompu : on vient me chercher pour récupérer un élève en crise dans la cour qui se bat et tape les surveillantes qui veulent l'éloigner de l'élève qu'il tape.
12h55 : l'élève calmé, je vais finir mon repas.
13h05 : retour en classe: correction des copies du matin, préparation du matériel de l'après-midi.
13h30 : reprise des cours (que de parents encore dans la cour...)
16h30 sortie des élèves (des parents, des parents, moi je ne peux jamais aller récupérer mes enfants à la sortie de l'école, ils sont en maternelle et dans mon école, le 1er niveau est en CE2. Au fait, ils sont déjà revenus de leur boulot ?)
Je surveille la sortie, répond aux questions d'une maman, donne les devoirs pour un élève absent.
16h45 : début de l'aide personnalisée.
17h35 : fin de l'aide personnalisée. Je reçois des parents pour discuter du travail de leur enfant, répondre à leurs questions...
18h00: fin de l'entretien.
En partant, je discute avec la directrice du cas de l'élève qui s'est battu le midi, cela étant quasiment quotidien.
18h10. Je quitte l'école.
Arrivée à 8h05, sortie à 18h10 soit une journée de 10h00, interrompue reconnaissons-le par une royale pause repas de 25 minutes.
18h35, retour à la maison, mes enfants, heureux de revoir leur papa veulent que je joue avec... Fatigue nerveuse aidant, je n'ai pas trop envie, mais on ne passe pas sa journée à s'occuper des enfants des autres pour laisser les siens de côté...
20h00 : les enfants sont couchés, le repas pris.
Direction douche, le journal, je le verrai un autre jour.
20h30 : préparation de la journée du lendemain (les programmes ont encore changé, les préparations changent donc aussi, les mêmes cours disiez-vous ? Et il faut tout mettre par écrit, pour montrer à l'IEN que l'on travaille, notre travail est aussi très administratif...), correction des copies qui n'ont pu être faites pendant le midi, préparation d'un dossier pour l'élève bagarreur, de fiches spécifiques de travail pour un enfant en difficulté...
22h00: travail terminé, il y avait quoi à la télé ce soir ?
Donc 9h35 de travail à l'école, 1h30 à la maison, soit 11h00.
Et ma femme qui fait la gueule car je l'ai laissée seule ce soir encore...
Bonsoir,
Que surfez-vous sur le net à cette heure-ci ? Retournez vite au travail !
Je crois que l'opinion publique a encore (dieu merci !) une bonne image du professeur des écoles, de "l'instit", du "maître" et de la "maîtresse". Ca se gâte au collège et au lycée.
Au moins, vous, vous êtes 35 h sur le lieu de travail.
Cordialement.
autant parler à des Pélicans... Continuez de vous regardez le nombril, mais attention vous n'êtes pas à l'abri d'un torti-coli, et quand viendra l'heure de relever la tête et d'ouvrir les yeux, mes chers amis, ne soyez pas triste, 99% de la population pouras vous montrez ce qu'est la réalité! Et non ce n'est pas moi sur facebook, domage. Mais ravi de savoir que mon commentaire vous ai obligé à chercher qui j'étais et que vous ayez utilisé facebook, plutôt que de répondre intelligemment à un réel problème, rien ne me fait plus plaisir que votre illustration de mon argumentaire. Et si vous vous questionner de mon heure aussi matinale sur internet, et bien là encore sachez que des gens commencent à travaillez avant 8h, mais ça encore vous le découvrirez bien un de ces jours.
Cordialement.
Bonjour à toutes et tous, pour mettre dans le contexte, je travaille dans le privé, mais j'ia travaillé 6 ans dans le public (hospitalière), donc j'ia vu es deux côtés du milieu du travail.
J'interviens ici pour dire ce que je pense, déjà, il est sur, c'est que si j'étais jaloux du poste de l'un ou de l'autre, j'aurais postulé, non pas pour prof, n'ayant pas eu la chance de faire un BAC. Ce que je veux dire, c'est qu'on entend toujours dans les discours de vos syndicats la phrase "c'est pour les enfants qu'on fait ça", arrêtez déjà de dire ce genre d'ineptie, en tous les cas ce'est ce que j'ai comme retour de la part de mes 3 enfants ayant l'ouverture d'esprit pour restituer vos discours (attention pas de tous) mais c'est toujours à cause d'une minorité que la majorité ramasse, oui il y a des profs compétents et surtout conscencieux. Vous râlez après le manque de moyens, mais jamais après les méthodes employées, vous acceptez la façon dont les examens de fin de cycles sont appliqués (Brevet, BAC...) Comment acceptez vous que les dictées ne soit plus jugées comme à mon époque, comment acceptez vous que les directives ministérielles vous obligent à avoir 80% de résultat au BAC.
Croyez vous que les patrons en fin de compte ne le savent pas, et qu'un CAP d'aujourd'hui équivaut à un CAP de 1980?
Un bachelier d'aujourd'hui aurait toutes les peines pour avoir, avec les règles de 1960 d'avoir son certificat d'étude, et vous aujourd'hui vous soutenez ce système, les jeunes pour la plupart ne savent plus écrire, ni lire correctement, ceci n'est pas du ressort des parents, leurs ressort c'est qu'ils vous respectent.
Comment aujourd'hui un élève ne sachant que très peu lire, peu compter aille en 6ème? Comment à t'on pu laisser faire que maintenant à ce jour, un élève n'ayant pas la moyenne en 3ème aille en seconde générale.Souvent c'est le même élève, est-ce du ressort des parents ou de l'EN.
D'autre part vous parlez de temps de travail, oui vous avez du travail en amont ou en aval de votre temps de face à face, c'est normal, vous parlez de moyenne de temps, je lis ici 1h30 par heure de face à face. Oui ces chiffres sont certainement vrai, mais pour qui, certainement pour ceux de l'époque, vous savez ou il fallait tout recommencer car pas d'ordi à l'époque, j'ai un ami prof de menuiserie, il a travaillé 10 ans dans une menuiserie avant de postuler, et oui il a franchit le pas, comme le signalait quelqu'un ici, on lui a demandé ses diplomes, il a présenté son cAP, BEP, son BAC pro, sa maitrise pro, meilleur ouvrier de France, compagnon de France, le rectorat luia juste dit " Vous n'évez pas BAC +2? Il n'y a pas un soucis dans votre grande fratrie? Vosu refusez quelqu'un comme lui, alors que toute société privée lui fait un pont d'or pour l'avoir dans son sein? Aujourd'hui il est toujours prof dans un EREA, pas titulaire, car il ne veut pas faire le concours, car il est bien dans sa ville au bord de l'eau, etcomme aucun titulaire ne veut se gnre de poste, il est tranquille, sauf entre début juillet et le 25 aout, ou il attend sa place. Tout cela pour dire qu'avec la technologie d'aujourd'hui et la magie d'internet, il a galéré au début (comme tous ceux qui débutent comme prof) pour faire ses cours, ses interro, il a mit 2 ans pour ériger ses plans, aujourd'hui comme il dit "ça roule tout seul" je change un peu par çi par là, mais ça prend peu de temps. Alors oui, on peut postuler si la place est si belle que ça, mais le contraire est valable aussi, si la place est si moche que ça, pourquoi vous ne la quittez pas? Moi quand je ne m'entends pas avec ma boite, je cherche ailleurs, je l'ai fais, je le ferais si l'ambiance ou le salaire ne me vont plus. Merci d'avoir tout lu, et désolé pour les fautes d'orthographe, masi ce n'est pas la faute de mes instit, en dehors de ma prof de CP qui était une vrai vipère, les autres étaient dévouées et aimaient leur métier. C'est peut-être ça aussi qu'il vous manque aujourd'hui, c'est pas le tout d'envoyer des cancres au lycée, puis sur les voies de garages en FAC, après faut leur trouver du travail. Et come chez vous on préfère un BAC +2/3 qu'un pédagogue.
Pascal, juste petit chauffeur poids lourds
Bonjour,
J'ose penser que vous n'êtes pas "juste un petit chauffeur" et votre propos semble bien le confirmer.
Il y a un commentaire qui revient souvent : la place ne vous convient pas, alors démissionnez ! Je crois qu'il y a une petite incompréhension à ce sujet. Nulle part nous ne disons que nous voulons quitter ce travail, ce que nous demandons, c'est une revalorisation du métier, une reconnaissance de la profession et de ceux qui l'exercent.
Nous aimons notre travail, mais au final, ceux qui pâtissent de la diminution des moyens et de la suppression des postes, ce sont bien les élèves.
Peu de gens font ce métier par défaut. Quasiment tous le font par vocation, parce qu'ils croient en les valeurs de l'école de République et en l'avenir de la jeunesse.
Cordialement.
Votre propos est intéressant, mais vous oubliez, comme beaucoup, les professeurs-documentalistes, qui travaillent entre 30 et 36 heures par semaine, selon le bon-vouloir du chef d'établissement.
bonjour,
moi meme enseignant et directeur de mon école, je vais me faire l'avocat du diable : ce que je vois depuis 10 ans que je fais ce métier, c'est que les enseignants sont de grands insatisfaits tant par leurs conditions que par leur salaire;
le salaire n'est pas si mauvais que ca. dois je rappeler que nous sommes payés 10 mois répartis sur 12? de vrais diplomés de master 2 ne toucheront pas forcément 2500 euros en fin de carriere alors que nous, c'est le cas. Hors mis dans les grandes villes ou le cout de la vie est plus chere certes, bon nombres d'enseignants sont propriétaires de leur maison par exemple, donc pas à plaindre.
Et j'en viens à me poser cette question : serions-nous plus heureux dans notre métier si nous gagnions plus, Tous les problèmes seraient-ils envolés?
Concernant le temps de travail : c'est clair que si, tous les ans vous changez de niveau, il faut refaire toutes ses préparations. En revanche, pour ma part, moi qui suis enseignant en CM1 depuis pres de 8 ans déja, je passe bien moins d'1heure trente de préparation par heure de cours. Non mais sincerement, quel enseignant passe autant de temps a preparer ses cours apres qq années d'experience? a moins d'etre inéfficace je vois pas; ce que j'ai pu remarquer aussi et qui me sidère, c'est cette facilité de l'enseignant de se plaindre sans cesse de tout et tout le temps; se plaindre qu'il est fatigué (y compris au retour des vacances); c'est rare d'entendre de la bouche de collègues qu'ils sont heureux, y compris dans leur vie privée.
Voila, c'était juste mon opinion qui ira peut etre à l'encontre de beaucoup, et pourtant en plus d'etre enseignant, je suis aussi directeur d'école donc j'ai davantage que ma classe à gérer, mais je suis la et je sais pourquoi.
alex
Bonjour,
Votre opinion va dans le sens du débat d'idées.
Certaines années, comme vous, c'est plus facile : on reprend des niveaux qu'on a eu avant ou on fait moins d'heures. Mais ce n'est pas souvent le cas.
En ce qui me concerne, la réforme du BAC PRO m'a contraint à refaire tous mes cours, sur les 3 années, car je suis mes classes de la seconde à la terminale.
Personnellement, je ne me plains pas de mon salaire ou du nombre d'heures que j'ai à faire (après tout, on choisit ses classes et ses missions annexes et donc sa quotité d'heures en juin pour septembre), je me plains surtout du manque de reconnaissance de la part de la société, de la part des média qui n'hésitent pas à faire porter tous les maux de la société sur l'école, de la part des parents qui considèrent que la faute vient toujours du prof et jamais de leur bambin, de la part de tous ceux qui s'estiment experts ès pédagogie parce qu'ils... sans raison, en fait.
Cordialement.