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"Débats animés" et "nombreuses
interventions" selon le correspondant local de l'EST REPUBLICAIN, débats houleux selon moi lors du conseil municipal samedi 19 février 2011. Débats marqués par un constat d'échec de la gestion
BINSINGER et d'une attitude humiliante du maire à l'égard de son opposition. Explications.
Voici tout d'abord le texte de mon intervention.
Nous tenons à saluer le budget qui nous est présenté aujourd'hui.
Nous ne pouvons pas parler des investissements, puisque nous ne découvrons la liste exhaustive de vos projets et des sommes allouées qu'à l'instant. Nous nous demandons d'ailleurs pourquoi elle nous a été communiquée par bribes lors de la commission finances.
Vos priorités ont porté sur l'illumination de la basilique. Mais aujourd'hui en ce qui concerne l'école Jean Moulin, vous ne proposez que du provisoire pour les 5 à 7 ans à venir. Et la MJC continuera à distiller à ses visiteurs ses douces effluves. Et le patrimoine foncier a été dilapidé.
Vraiment nous tenons à saluer votre budget 2011 pour 2 raisons.
Premièrement le budget 2011 est cohérent avec les budgets qui nous été présentés les années précédentes, si bien que les remarques que nous avons pu faire hier sont encore valables aujourd'hui.
Les dépenses de fonctionnement, et en particulier les charges à caractère général, sont en hausse, les recettes en baisse. Le résultat comptable continue donc de baisser.
Deuxièmement, ce budget nous conforte dans les positions que nous avons prises les années précédentes. Vos priorités ne sont indubitablement pas les nôtres.
Quelques exemples rapides pour étayer notre propos :
- Les dépenses liées à la communication, aux fêtes, aux réceptions explosent encore, ce bien qu'aucun événement extraordinaire ne soit prévu. Hausse des sommes allouées à la publicité (26.000€ - 44.000€), hausse des sommes allouées aux réceptions (22.000€ - 26.000€), hausse des sommes allouées aux fêtes (32.000€ - 40.000€). 107.000€ rien que pour la communication, soit 26.000€ de plus qu'en 2010.
-A côté de cela, le montant attribué à l'achat de produits culturels reste le même (10.000€), tout comme la somme allouées aux associations (184.000€ / 191.000€). On peut même remarquer que la somme initialement prévue (200.000€) pour les associations n'a pas été entièrement utilisée.
- Rien de plus à destination des familles ayant des enfants scolarisés (25.000€). On dépense plus en frais de bouche (26.000€) qu'en fournitures scolaires. On dépense 4 fois plus en communication qu'en fournitures scolaires, dans une ville où la paupérisation grandit chaque jour, dans un pays où l'école est obligatoire et devrait être gratuite.
Face aux choix que vous opérez, choix que nous ne partageons pas, cette année encore nous voterons contre le budget que vous nous proposez.
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Alain MAGRON , élu de l'autre liste d'opposition, a également expliqué pourquoi son groupe allait voter contre le budget également. Il a insisté sur le fait qu'on ne pouvait pas, contrairement à l'adjointe aux finances, Josette LECOMTE, parler de maîtrise des budgets quand les charges de fonctionnement augmentent et les postes les plus superflus, comme la communication, explosent.
C'est ensuite que monsieur le maire Luc BINSINGER s'est adonné à ce que je considère comme la pire expression du jeu politicien. Il m'a exorté, à plusieurs reprises, de lui réciter les chiffres du budget !
Je considère ce genre d'attitude et de questionnement comme une abjection de la politique : quel que soit le débatteur, je ne puis accepter qu'il questionne de cette façon son interlocuteur. Je trouve cela dégradant, humiliant et dénué de toute intelligence politique pour 2 raisons :
1) Soit on accepte de répondre, et alors on se trouve infantilisé. C'est comme si l'on demandait au petit enfant de réciter sa leçon. Pire, l'enfant doit justifier sa réponse en prouvant qu'il sait de quoi il parle. Dans tous les cas, accepter de répondre, c'est accepter de se soumettre à l'autre, de lui prouver sa domination. Ce n'est pas ainsi que doit se mener un débat d'idées. Les heures de gloire de l'Inquisition sont passées, le DEBAT doit se développer sur des idées, non sur des connaissances ponctuelles.
2) Soit on refuse de répondre, et alors on se trouve humilié : "Vous ne connaissez pas les chiffres du budget", a martelé Luc BINSINGER, repris en choeur par 2 de ses colistiers. Son regard pétillait, il était prêt à dire : j'aime vous prendre pour un con, monsieur Sarrado. Comment peut-on s'imaginer que je ne connaisse pas les 4 chiffres principaux du budget (dépenses et recettes de fonctionnement, dépenses et recettes d'investissement), alors que je fais partie de la commission finances depuis 3 ans et que c'est moi qui apporte la contradiction en conseil municipal sur ce point ? 4 chiffres qui sont quasiment les mêmes depuis plusieurs années et que je cite à chaque fois que je parle de la situation financière de la ville !
Résistant à la nécessité de me soumettre à ce jeu de l'interrogatoire, refusant de m'abaisser à une telle hérésie, j'ai cédé à l'humiliation publique. Et je continuerai à refuser ce genre de jeu sadique et ubuesque. Surtout, je veillerai à ne jamais moi-même m'adonner à ce genre de stupidité politicienne.
Et pour vous convaincre, je vous renvoie à ces exemples que je vous invite à méditer.
1) Lors du débat entre Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL en vue des élections présidentielles, M. SARKOZY demande à Mme ROYAL si elle connaît le pourcentage d'électricité nucléaire en France... Ségolène répond une ânerie (certes) et se retrouve penaude, sans réaction. Le problème, c'est que M. SARKOZY la tance verbalement, se moque de son erreur et donne... un chiffre erroné également ! Mais plus personne n'est là pour le remettre à sa place... Le débat démocratique est spolié.
2) Lors du débat en 2008 en vue des élections municipales à Saint-Nicolas de Port, l'adjointe aux écoles, Mme BORDEAUX demande à Gilles AUBERT combien d'enfants sont scolarisés en 2008 à Saint-Nicolas de Port... Quel est l'intérêt pour le débat ? Quel intérêt pour les programmes municipaux ? Aucun, juste le plaisir sadique d'humilier l'adversaire. Sa question a d'ailleurs été accueillie par les sifflets du public...
Humilier. Voilà la nouvelle stratégie de l'équipe BINSINGER.
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