Partager l'article ! La vérité sur les transports: Le bon sens populaire rappelle que tout ce qui brille n’est pas de l’or ou même, pour rester Radicalement Lo ...
Le bon sens populaire rappelle que tout ce qui brille n’est pas de l’or ou même, pour rester Radicalement Lorrain, qu’une pierre qui brille n’est pas forcément un cristal de Saint Louis.
C’est le cas de la contre-vérité UMP du jour.
Pour éviter de se prononcer sur la Gare de Vandières – et ne pas éventer la fausse unité de la Droite en Lorraine - le candidat UMP de Nicolas Sarkozy propose de créer une nouvelle ligne reliant Metz et Nancy via la gare TGV de Louvigny. Cette ligne permettrait de mettre Metz et Nancy à 20 minutes en TER !
Cette proposition a tout d’un artifice : elle est belle, alléchante, sympathique mais elle porte en elle des désillusions inévitables une fois confrontée à la réalité !
La réalité la voilà :
Les Lorrains doivent savoir qu’il est techniquement impossible de parvenir à ces 20 minutes en raison notamment des temps d’entrée en gares de Nancy et Metz. Il faudrait détruire des quartiers entiers de ces deux villes ! C’est un euphémisme de dire que les nancéens et les messins n’accepteront pas ça !
Si le TER passe par les champs de colza, il ne desservira ni Champigneulles, ni Frouard, ni Pompey, ni Belleville, ni Dieulouard, ni Pont-à-Mousson, ni Vandières, ni Pagny-sur-Moselle, ni Rupt-sur-Mad, ni Novéant, ni Corny, ni Ars-sur-Moselle. Nous ne voulons pas d’un TER élitiste, oubliant une partie des Lorrains.
Extrêmement coûteuse pour le contribuable, cette nouvelle ligne nécessiterait la « modique » somme d’1 milliard d’euros ; ça fait cher le quart d’heure gagné puisque actuellement le temps de trajet TER entre Metz et Nancy est en moyenne de 35 minutes. Rien à voir avec les 100 millions d’euros déjà financés, approuvés par le commissaire enquêteur, pour la gare d’interconnexion de Vandières.
Conclusion : un enjeu électoral n’est pas une raison suffisante pour se laisser aller aux élucubrations les plus folles ni pour tomber dans la surenchère. Il n’est pas superflu non plus d’être sérieux quand on est candidat à une élection majeure.
Source : http://www.masseretlorraine2010.fr/les_contres_verites_de_la_droite
Lorsque Jean-Pierre Masseret parle de contrevérités, il pourrait rappeler que la plupart des programmes de modernisation du TER n’ont pas été lancés par lui mais par Gérard Longuet (programme d’investissement 2002-2009 de 403 M€) ! Annoncée en fanfare fin 2009 par Jean-Pierre Masseret, la livraison de rames neuves est l’aboutissement de ce programme d’achat de 77 rames neuves et de modernisation de 41 autres qui a permis de rajeunir le parc (moyenne d’âge de 27 ans en 2002 contre 11 ans fin 2009). La majorité régionale actuelle n’est donc pas la seule dépositaire de ce bon bilan TER.
Il faut reconnaître que le Conseil Régional a pris le parti d’une politique tarifaire très attractive avec la carte simplicités (une sorte de carte orange). Mais cette politique a un coût et n’est pas sans conséquences pour le contribuable lorrain, qui paye beaucoup plus que l’usager du TER.En outre, elle est parfois teintée de politique, chère au Président Masseret : suite aux élections municipales de 2008 la commune du Ventron (88) est passée à droite… et depuis le Conseil régional l’a exclue du Ski Pass (billet TER couplé à des offres promotionnelles pour les stations de Gerardmer et La Bresse).
La Région a aussi lancé un programme pour la rénovation et la modernisation des gares régionales (parkings, accessibilité pour les Personnes à Mobilité Réduite, développement des transports alternatifs). Dans ce domaine, la Région, qui critique l’Etat à tours de bras, bénéficie du soutien massif du plan de Relance. Une première enveloppe de 150 millions d'Euros a été débloquée début 2009 pour la Lorraine, dont 100 millions pour les infrastructures de transport. Elle permet par exemple de moderniser le noeud ferroviaire de Jarville (54).