Partager l'article ! Top/Flop #14 : semaine du 29 mars au 04 avril 2010: Ca gronde... CERTAINS DEPUTES UMP et les DEPUTES DE GAUCHE rem ...
Ca gronde...
CERTAINS DEPUTES UMP et les DEPUTES DE
GAUCHE remettent en cause le BOUCLIER FISCAL
La révolte gronde, même au sein du parti présidentiel. Le bouclier fiscal, ce cheval de bataille du candidat SARKOZY, pose enfin un réel problème de conscience à certains députés de l'UMP : comment peuvent-ils, à un moment où la crise économique frappe les plus pauvres et à un moment où les plus riches s'enrichissent encore, tolérer que les plus riches soient protégés fiscalement par l'Etat lui-même ? Comment peuvent-ils tolérer que l'Etat reverse des millions à de riches contribuables qui ont su, grâce à leurs conseils, placer leur argent dans des niches fiscales ? Même Alain JUPPE (dans une attitude de futur candidat à la présidencielle ?) ne cautionne pas le bouclier fiscal et suggère au gouvernement de "lâcher un peu de lest".
Malheureusement, Nicolas SARKOZY, à force de s'entêter, à fini par s'empêtrer. Et aujourd'hui, de manière dogmatique, il ne peut plus reculer, ce qui serait un aveu de faiblesse de sa part. Et en ces temps troublés par les rumeurs, cela affaiblirait son image et sa place de candidat à sa propre succession.
NICOLAS, CARLA, RACHIDA... Basta !
Lorsqu'il a opté pour la peoplisation comme moyen de communication, Nicolas SARKOZY devient bien se douter que le risque existait de voir un jour cette médiatisation de sa vie privée se retourner contre lui. Depuis quelques jours, l'information nationale ne tourne plus qu'autour de la vie privée de Nicolas et Carla, et des intrigues avérées ou imaginées de Rachida... faisant ainsi oublier tout le reste : la défaite aux régionales, le bancal remaniement ministériel, la fronde UMP sur le bouclier fiscal...
Il fut un temps où les Présidents de la République savaient tenir leur vie privée à l'écart de la grande arène médiatique. Et lorsque les média découvraient quelque scandale dans la double vie de nos Présidents, personne ne s'en offusquait car ce qui comptait alors aux yeux de la population française, c'était la compétence dans la gestion des affaires nationales et internationales.
Aujourd'hui, la peopolisation négative du couple SARKOZY met en exergue les difficultés du Président à contenir la fronde au sein de son propre camp politique, au sein de ses anciens ministres et tend à assimilier les difficultés de sa vie privée à celles de sa vie publique. Les Français, bien que friands des affaires de coeur de ses personnages médiatiques, à en croire le nombre phénoménal de ventes de magazines people, rechignent toutefois encore à voir ces affaires sentimentales prendre le dessus sur la gestion des affaires publiques et à accorder leur confiance à une classe politique qui passe plus de temps à parler culottes et yacht qu'à parler pouvoir d'achat et emploi.
A l'échelon national, comme à l'échelon local, les petites affaires de coeur de notre Président, comme de nos conseillers municipaux, ne nous intéressent pas. Dans la stricte mesure toutefois où elles n'interfèrent pas sur le travail de nos édiles, sur leur faculté de discernement et leur capacité à assumer leurs charges.
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