David Sarrado - Saint Nicolas de Port (54)

Nous tenons à répondre rapidement au courrier de M. Villaume,, daté du 21 avril 2009 à propos de la présence d’un cadavre vulpin en décomposition aux abords de la MJC.

Dans notre courrier, nous vous priions de « bien vouloir [nous] informer des mesures sanitaires qui ont été prises, en particulier en direction des enfants inscrits à la MJC durant les vacances scolaires ou aux stages de tennis », en raison de la possibilité de transmission de maladie rabique (la rage).

Le département de Meurthe-et-Moselle fait partie des 42 départements français dont la population de renards est sous haute surveillance préfectorale.

L’un des risques majeurs actuels est l’échinococcose alvéolaire (ou « maladie du renard ») peut se transmettre de l’homme à l’animal par simple contact ou manipulation de la terre ou des arbres, contaminés par des oeufs microscopiques, présents dans les excréments des renards.

En avril 2009, une étude de l’ERZ (Entente   Rage   et   Zoonoses), un établissement public financé par 42 conseils généraux, a tiré la sonnette d’alarme, indiquant que la France comptait 400 malades et un bilan de 59 décès. L’étude signale « une prévalence particulière en Lorraine où l'on a pu retrouver le ténia chez 25% des renards autopsiés ».

1e remarque, M. Villaume, dans ce courrier, se contente de dire que c’est le directeur de la MJC lui-même qui a dû se charger de l’enlèvement du corps.

Nous avons contacté le directeur de la MJC qui nous a dit : « Les gars de la ville ont dit qu’il n’avaient pas le droit d’y toucher (…) Il paraît qu’il y a une note de service pour les gars de la ville, ils ne doivent pas toucher aux cadavres d’animaux ».

Nous tenons à faire remarquer que l’enlèvement de cadavres d’animaux relève du service public (Décret n° 2007-1533 du 25.10.07). Nous ne comprenons donc pas pourquoi le directeur de la MJC a dû effectuer lui-même cette action, qui le mettait en danger sanitaire, vu l’état de décomposition de l’animal, visible sur la photographie que nous vous faisons passer. M. Villaume poursuit : « Un repérage effectué ce matin (donc le 21.04.09) confirme l’évacuation dudit cadavre ». Et que ce serait-il passé si le directeur de la MJC n’avait pas procédé à l’enlèvement lui-même ? Aurions-nous laissé les enfants continuer à jouer dans le parc de la MJC ?

2e remarque, M. Villaume, qui a certainement vu lui-même l’animal, dit que le cadavre devait se trouver là depuis moins de trois semaines, contrairement aux informations dont nous disposions. Le directeur de la MJC nous a décrit le cadavre : « en pleine décomposition », «  il n’y avait plus que la peau, pas d’asticots. Ca faisait un bout de temps qu’il était là, depuis l’hiver sûrement. Il peut très bien être là depuis octobre », « ça cocottait en le soulevant ».

Alors devant la légèreté avec laquelle M. Villaume prend la question, nous préférons retenir la boutade de M. Heurtel : « C’est normal qu’il y ait un renard ici : c’est la rue d’à côté, la rue des renards ! ».

Ven 29 mai 2009 1 commentaire

Quelle insouciance dans la gestion de cet incident.

Heureusement que Monsieur Heurtel a mis une touche d'humour.
Et d'ailleurs, faisons un référendum pour changer les noms de rue de cette belle ville de Saint Nicolas.

Un renard.....Ruelle des renards
les déjections canines rue Anatole France...changeons le nom en Rue des macarons
La mairie des copains d'abord...fini place de la République...ce sera Place Georges Brassens
La Zac du Champy.....terminé....ce sera la ZAC des promesses envolées
La Zac des pétroliers....terminé....ce sera la ZAC des miroirs aux alouettes

le Canard Déchaîné - le 30/05/2009 à 07h41