David Sarrado - Saint Nicolas de Port (54)
« Nous fêtons cette année les 100 ans du 8 mars, Journée Internationale des Femmes »
Dans un contexte de crise, les femmes sont les plus touchées par la précarité et la pauvreté : contrats précaires, contrats à durée déterminée, temps partiels imposés, bas salaires, difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle.
Profitant de la Journée Internationale de la Femme, la droite s’érige de manière scandaleusement électoraliste en affirmant qu’elle défend coûte que coûte le droit des femmes
Les contre-vérités allant à l’encontre du droit des femmes sont légions
En matière de santé :
► La loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires), initiée par la ministre de la santé conduit à de nombreuses restructurations hospitalières et à la fermeture de centres IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). L’accès à l’IVG, sur tout le territoire, n’est pas garanti et les délais d’attente peuvent contraindre certaines femmes à se rendre à l’étranger pour pouvoir avorter.
►plutôt que de soutenir les mesures de prévention et d’information, la droite a récemment dénigré l’action du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF), voulant remettre en cause des crédits qui lui sont alloués. Grâce à la montée au créneau de la gauche tout entière, le gouvernement a du finalement reculé !
►L’inspection générale des affaires sociales a rendu son rapport début février au sujet de l’avortement et de la contraception, à la ministre de la santé. On ne peut malheureusement que constater que les déclarations de cette dernière sont en décalage avec les besoins en matière de contraception et les politiques actuellement menées par la droite, menaçant le droit des femmes à maîtriser leur sexualité.
►Et dernière initiative de la ministre, annoncé aujourd’hui même sur une radio nationale : l’acte d’IVG sera facturé 450 au lieu de 300 euros, alors que ce sont souvent les plus démunis qui sont confrontés à ce dernier recours
En matière de droit du travail :
► Le temps partiel pour les femmes est très rarement un choix, mais une obligation pour pouvoir survivre (salaire moyen : 800 €)
►Le gouvernement a mis en place des exonérations de charges pour toute embauche, à temps partiel, la fameuse « réduction Fillon ». Il refuse de revenir sur ces allègements de charges patronales, malgré le rapport qui lui a été remis
►Chaque année, au moment de la Journée internationale de la Femme, l’Etat promet une Loi sur l’égalité professionnelle, c’est récurrent. Cette année encore, Xavier Darcos, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, promet la sienne pour la fin du printemps… Jamais rien n’arrive…
En matière de discrimination :
Il est important de préciser que c’est toujours la gauche qui a fait avancer la cause des femmes, à l’exemple de Condorcet qui s'est battu pour l'accès à l'éducation et aux droits civils et civiques des femmes. Et ce n’est qu’en 1985 que la Loi du 23 décembre instaure l'égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et l'administration des biens de la famille… sous un gouvernement de gauche !!! Comme l’établissement de l’obligation de la parité, dans les listes électorales…qui fut mise en place par un gouvernement de gauche.
La droite persiste à être régressive :
Elle ne veut pas l’égalité des salaires,
Elle ne veut pas l’égalité des pensions homme/femme,
Elle ne veut pas payer intégralement une salariée en congé maternité
Elle ne veut pas unifier les pensions de réversion dans le privé, comme c’est le cas dans le public
Nos propositions :
►Continuer à lever les barrières à l’épanouissement personnel et professionnel des femmes
►Poursuivre la mise en place de services de garderie d’enfant, en partenariat avec les départements, les communautés de communes, et les communes (crèches, périscolaires,…)
►Poursuivre la lutte contre le travail précaire souvent réservé aux femmes, par des formations professionnelles débouchant sur des qualifications valorisantes
►Aider les entreprises qui s’engagent à respecter notamment l’égalité professionnelle
►Soutenir la création d’entreprises et d’activités par les femmes
►Accompagner le bénévolat
►Mettre en place le « pass’contraception » dans les lycées
►Poursuivre la prise en charge des frais de garde pour les femmes en formation
►Soutenir les associations qui œuvrent pour la promotion des droits des femmes, du lien social et de l’intégration
Je me souviens d'un projet de loi (cf Philippe Marini ump) tendant à supprimer la demi part de parent isolée. Ce projet aurait eu un impact très néfaste, sur le budget de ceux-ci. Rappelons le,ou,ne soyons pas dupe la majorité des parents isolés sont des femmes.
Cette mesure était donc bien dirigés contre elles !
Concernant L'IVG, les centres de planning familiales sont déjà saturés;les femmes sont souvent obligés de partir à l'étranger pour faire valoir leurs droits. Une augmentation tarifaire de cet acte, tend simplement à rendre ce choix encore plus difficile,sans compter la discrimination financière. Les plus pauvres peuvent-ils avoir le luxe de leurs droits?!
Alors le gouvernement peut bien donner l'illusion de se transformer en Simone de Beauvoir....Les actes parlent d'eux mêmes
Un livre édifiant dirigé par Christine Ockrent "le livre noir de la condition des femmes" traite de tous les sujets touchant de près ou de loin les femmes. Nous y apprenons notamment qu'ils manquent 90 millions de femmes en Asie, que les crimes d'honneurs et les atteintes à l'intégrité physique et morale des femmes ont lieux aussi en Europe et France : dans leurs foyers, dans leurs familles, dans les entreprises ect... ect...Cet ouvrage éclaire le lecteur tout en rappelant que précaire, fragile sont les mots de la condition et des droits des femmes.